Les matières grasses sont présentes dans le lait sous
forme d'une émulsion de globules gras.
La teneur en matières grasses du lait est appelée Taux Butyreux (TB).
La teneur en matières grasses du lait est appelée Taux Butyreux (TB).
La
matière grasse du lait est produite principalement à partir des acides gras
volatils (acides acétique
et butyrique). Le premier est formé
principalement à partir des glucides pariétaux des fourrages (cellulose) et le
second à partir des glucides rapidement fermentescibles (sucre de betterave).
Une partie de la matière grasse du lait provient de la mobilisation des
réserves lipidiques de la vache (jusqu'à 60 kg). Sous certaines conditions, des
graisses alimentaires peuvent également contribuer à la formation de la matière grasse du lait.
Pour le lait de vache, le taux butyreux varie, en
moyenne, entre 35 et 45 ‰ (g/kg).
les matières grasses contribuent grandement. le calcul de l’Index
Combiné Caprin1, index sur
lequel se base le programme de sélection.
ICC = 1 IMP + 0.4 ITP + 0.2 IMG + 0.1 ITB
Composition
chimique des lipides
Les lipides du lait sont constitués de
- 98% des triglycérides
- 1% de phospholipides
- 1% de stérols (cholestérol), tocophérol et vitamines liposolubles.
- 1% de stérols (cholestérol), tocophérol et vitamines liposolubles.
Les matières grasses du lait sont constituées pour 90% d’acides
gras :
- acides gras à chaîne courte de C4 à C8
(C4 3%, C6 3,5%, C8 1%).
- acides gras à chaîne moyenne C8 à C14
(C8 1%, C10 3%, C12 3%, C14
9%).
- acides gras à chaîne longue C16 (25% à
30%) C18 (40 à 48%).
La teneur en acides gras insaturés est de l'ordre de
30% des acides gras
Facteurs
de variation
Stade de lactation
En début de lactation, c’est l’intense mobilisation des lipides
corporels, destinée à couvrir les
besoins énergétiques, qui engendre une hausse du taux butyreux
dans le lait.
Alimentation
Le taux butyreux du lait peut varier sous I ‘effet de nombreux
facteurs d'origine alimentaire :
la nature des aliments (fourrages
et concentrés)
la synthèse par le tissu mammaire d’acides gras courts et moyens
(40% des acides gras du lait), synthétisés à partir de l’acide acétique (70%)
et de l’acide butyrique, deux produits de la fermentation ruminale des fibres
du fourrage.
Fibrosité de la ration.
Comme
tout ruminant, la vache a besoin d'une fibrosité suffisante de la ration. Il
existe en effet un lien étroit entre la production d'acide acétique dans la
panse et la fibrosité de la ration.
Plus la
part de fibres structurées est élevée
dans la ration, plus la rumination et la production de salive sont intenses,
évitant une chute du pH dans la panse et maintenant ainsi la production d'acide
acétique à un niveau élevé.
Tous les aliments riches en cellulose brute ne
présentent pas forcément une fibrosité suffisante; ils peuvent aussi avoir été
hachés trop fin.
C'est
pourquoi, il est important de veiller à préserver la structure des aliments
lors de l'utilisation d'une mélangeuse.
Il est primordial que la vache reçoive
suffisamment de fibres sous une forme bien structurée.
des modalités de leur distribution
la
proportion de concentre dans le ration.
Adjonctions de graisses.
Des
adjonctions de graisses réagissent différemment selon leur nature et leur
quantité.
L'adjonction de graisses peut avoir un effet
bénéfique sur le taux de matière grasse du lait dans le cas de rations pauvres
en graisse, composées de foin, betteraves ou d'ensilage d'herbe, mais un effet
négatif avec des rations riches en graisse (ensilage de maïs).
Des graisses végétales sous forme d'huiles
sont à éviter sous peine d'entraver la digestion de
la cellulose et ainsi d'induire une baisse du
taux de matière grasse du lait. Si ces graisses végétales
sont apportées sous forme de graines broyées
(graines de colza, lin, tournesol), il faut certes compter
avec une légère baisse des taux de matière
grasse et de protéines, mais avec un effet positif sur la
composition de la matière grasse, la rendant
plus molle. Cela est particulièrement intéressant durant
la période d'alimentation hivernale pour
améliorer la qualité des fromages à pâte dure.
La teneur totale en graisse de la ration ne
devrait pas dépasser 5 à 6%, sous peine de réduire la digestibilité de
l'ensemble de la ration.
Les repères pour une ration équilibrée, optimalisant
le taux butyreux du lait
Rapport
fourrage/ concentré > 60/40 (kgMS)
Cellulose
brute > 18% (kg MS)
Amidon +
sucres < 15% kgMS (céréales)
Amidon +
sucres < 25-30% (maïs)
Matière
grasse de la ration > 2%
<
3 à 4,5% (MG non protégée)
< 3 à 6% (MG protégée)
la génétique de la vache.
le lait des vaches Normandes est plus riche en
matières grasses que le lait des Prim'Holstein.

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire