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samedi 9 mai 2015

Radioactivité et animaux d’élevage

La radioactivité consiste en la désintégration spontanée du noyau d’un atome
Cette désintégration est à l’origine de  rayonnements ionisants : rayonnements α, b et γ.
La période radioactive est donc la durée au bout de laquelle la moitié des atomes du radionucléide initialement présents a disparu.
Modalités de contamination
-par inhalation
L’animal incorpore par inhalation les éléments radioactifs présents dans l’atmosphère (fraction négligeable, concerne surtout les gaz) ces derniers se retrouveront  à 15% dans la panse, à 25% dans les fluides corporels et à 60% dans les gaz exhalés.
-par ingestion
La voie de transfert principale de la radioactivité au cheptel est l’alimentation, à savoir l’aliment (herbe, céréales ou fourrage contaminés, organes aériens des plantes fourragères, produits stockés trop tard, transfert de radioactivité de la surface des feuilles aux graines ou aux organes de mise en réserve…) et l’eau d’abreuvement pour les adultes, ainsi que l’allaitement pour les jeunes.
Selon la nature et la forme chimique du nucléide considéré  une partie de la dose absorbée franchira la barrière gastrointestinale,  subira un cycle entéro-hépatique et se localisera au niveau de différents organes, alors que la fraction restante se trouvera éliminée rapidement.
L’absorption intestinale décroît avec l’âge, et varie selon les catégorie d’animaux ;
Il  est plus importante chez les monogastriques (porc) et les oiseaux (poule) que chez les
ruminants (vache, chèvre et mouton).
Lorsque l’incorporation se répète jour après jour, l’activité présente dans le corps de l’animal augmente, cette augmentation s’accompagnant d’une augmentation de l’activité des produits animaux. Si l’incorporation se prolonge, un état d’équilibre est atteint entre ce que l’animal ingère quotidiennement, l’activité de ses muscles ou du lait qu’il produit, et l’activité qu’il élimine par les voies naturelles
Pour l’abreuvement : eau de pluie, eau de citerne ou de mare non protégées sont plus à risque
Les fourrages à l’origine de transferts élevés : herbe en pâture, foin en cours de ramassage, coupes exposées des prairies et fourrage maïs
L’excrétion varie avec :
-l’âge : les jeunes animaux excrètent plus vite que les adultes de la même espèce ;
-le sexe : les résultats expérimentaux sont contradictoires ;
-la gestation : une femelle gestante excréterait moins rapidement qu’une femelle non gestante
-le régime alimentaire : chez les ruminants, une forte teneur de la ration en fibres augmente
l’excrétion ;
-les carences qui peuvent favoriser la rétention de certains radioéléments.
Les voies métaboliques de l’excrétion sont :
-l’excrétion sudorale qui semble négligeable ;
-l’excrétion urinaire qui est la voie prépondérante d’élimination chez les monogastriques ;
-l’excrétion fécale : essentielle chez les poly gastriques ;
-la sécrétion lactée : peu importante en quantité, mais primordiale du fait de l’alimentation lactée humaine ;
-les œufs chez les oiseaux.

Sources de contamination
Contamination  naturelle par :
-les rayonnements cosmiques, c’est-à-dire le rayonnement solaire et le rayonnement galactique,
-les rayonnements atmosphériques : activation de l’air par les neutrons cosmiques (0,02 mSv/an) et émanations gazeuses des familles radioactives naturelles (1,3 mSv).
-les rayonnements telluriques sont dus aux radionucléides primordiaux qui étaient présents lors de la formation de la terre,
b) Sources artificielles
Les sources artificielles sont assez nombreuses :
-retombées radioactives
-utilisation industrielle :
Classification des radionucléides

L’iode 131
L’iode 131 fait partie de la famille chimique des halogènes. Il domine dans les incidents et joue unrôle important dans les situations graves. Très volatile, il peut être transporté sur de longues distances(plusieurs centaines à plusieurs milliers de kilomètres) en cas d’émission accidentelle.
2. Le césium
Le césium (du latin « caesium », « bleu du ciel », nommé ainsi à cause de la couleur des raies émises lors de son analyse spectrale) fait partie des alcalins.
a) Le césium 137
Il prédomine, avec l’iode 131, en cas d’accident de réacteur. C’est lui qui pose les problèmes les plus importants à long terme.  C’est un émetteur b- : lors de sa désintégration, il donne dans 5,4% des cas directement du baryum
La radio toxicité du césium 137 est classée modérée (groupe III du tableau des normes de radio toxicité), comparable à celle du potassium naturel.
b) Le césium 134
Le césium 134 est un produit d’activation du césium 133, qui est le seul isotope stable naturel ducésium.
 Au cours de sa désintégration, il émet une particule b- d’énergie variable accompagnée de rayonnements γ.
Le césium 134 est, lui, classé dans les matières fortement radiotoxiques (groupe II).
c) Le césium 133
Le césium 133 se trouve à l’état de traces dans les règnes minéral, animal et végétal.
 Le césium ne peut pas exister à l’état élémentaire dans l’environnement ; c’est un élément pédotrope, qui tend à s’associer à toute phase solide .
Le strontium 90
Le strontium 90 accompagne très souvent le césium 137 en cas d’accident de réacteur mais est
beaucoup moins important.
Il est peu volatile, donc transporté sur de courtes distances (quelques dizaines de kilomètres) en cas d’accident. .
Il est, comme l’iode 131, classé à forte radiotoxicité au groupe II du Tableau des radiotoxicités, alors que son fils l’yttrium 90 appartient au groupe III.
chez l’animal, il se répartit essentiellement dans le squelette, plus précisément dans la moelle osseuse.
Le ruthénium 106
Les émetteurs alpha artificiels : américium 241.
Les effets de la contamination

- Les expérimentations animales ont montré que le strontium 90 est susceptible d’induire des cancers osseux et des leucémies du fait de son ostéotropisme et de sa longue période radioactive.
-passage des radionucléides dans le lair Pour les femelles laitières en phase de lactation et de libre pâture avec une décroissance dans le temps  Délais d’apparition pour atteindre l’activité maximale (animaux en libre pâture ou en stabulation
Les transferts par inhalation pouvant être négligés, la nourriture avec des produits préalablement stockés évite les transferts pour les Animaux à l’auge
Pour tous les animaux en élevage « hors sol » (porcs, volailles, agneaux précoces d’hiver nourris avec des concentrés…), les transferts directs sont pratiquement inexistants car ils reçoivent quasi exclusivement des produits préalablement stockés. .
Mesures de maîtrise en élevage
En bas de contamination :
-couper les ventilations et fermer les bâtiments de stockage
-retarder la récolte de foin tout en élevant la hauteur de fauche
-séchage et déshydratation du foin
-si contamination très élevée : destruction par enfouissement sur place des animlaux contaminés
-travail du sol : labourer en profondeur et cultiver des plantes halophytes ou des légumineuses
-amendement des sols : apports potassiques (si contamination par le césium) et/ou apports de chaux (si contamination par le strontium)
-filtrer ou boucher les aérations des citernes et des châteaux d’eau
-débrancher les descentes de toitures alimentant les citernes en eau de pluie
-poursuivre l’irrigation si elle est indispensable à la survie de la culture (irrigation par apport direct ausol)
-abreuver le cheptel de préférence avec une eau issue des nappes phréatiques, sinon distribuer l’eau après l’avoir filtrée sur des couches de sol contenant de l’argile et des matières organiques
-Dépollution des pâtures et réhabilitation des sols
On pourra retirer la couche superficielle des terres et enfouir le dépôt superficiel à une profondeur de 50 cm (cependant si cette technique diminue bien l’exposition externe, prédominante les 1ères années,
elle est décevante pour limiter les transferts alimentaires) ; labourer en profondeur et cultiver des plantes halophytes (qui utilisent l’eau salée et prennent ainsi le césium du sol) ou des légumineuses(plantes où il existe dans l’absorption racinaire une compétition entre le potassium, le césium, lecalcium et le strontium).
Un apport de chaux diminue les transferts de strontium aux végétaux et des apports potassiques limitent les transferts de césium.
-utiliser les grains de céréales  comme aliment du bétail. Vue que  Les concentrations sont plus élevées dans les enveloppes (parties minéralisées)
-retarder  la récolte de foin tout en élevant la hauteur de fauche.
- Le séchage et la déshydratation du foin permettent une réduction du niveau d’iode 131 de plus de 90% en 26 jours (une attente d’un mois réduit la contamination du foin à 6% de la valeur initiale).
-Abattage des animaux fortement contaminés seront abattus et enfouis sur place, à un endroit soigneusement choisi de façon à éviter toute contamination par drainage, par exemple en terrain non inondable.
-La crémation n’est pas indiquée car elle remet la radioactivité en suspension dans l’air).
 Une fosse profonde d’au moins trois mètres devra être creusée ; les cadavres seront éventrés pour éviter qu’ils ne gonflent, et recouverts de chaux vive.
-Dans les régions maritimes, on pourra envisager une immersion en mer, qui doit se faire loin des côtes.
-La décontamination externe des animaux se fera par arrosage avec de l’eau tiède additionnée de détergents doux ; il faudra bien entendu drainer l’eau de lavage.
 Pour la décontamination interne, on administrera des laxatifs doux afin d’accélérer l’élimination des isotopes ingérés.
-détruire le lait sur place (élimination avec le fumier ou le lisier, plus aisé qu’à la laiterie),
 mettre en quarantaine les animaux destinés à la boucherie.
-l’identification et au marquage des animaux potentiellement contaminés (marque indélébile, visible et reconnaissable).
pour  L’eau d’abreuvement
La liste suivante énumère les possibilités, par ordre de risque de contamination croissant :
-eau de source
-eau de distribution ayant pour origine la nappe phréatique
-eau de distribution ayant pour origine les eaux de surface
-eau de mare
-eau de citerne sauf si elle a été recueillie avant l’arrivée de la contamination et protégée vis-à-vis de celle-ci (débrancher les dispositifs de collecte d’eau de toitures alimentant les citernes en eau de pluie)
-eau de pluie (toujours plus dangereuse en cas d’émission atmosphérique).
L’abreuvement du cheptel doit être effectué même si l’eau n’a pas l’origine souhaitée : dans ce cas on peut la filtrer avant distribution sur des couches de sol contenant suffisamment d’argile et de matières organiques, ce qui permet de réduire l’activité de façon sensible (un facteur 100 de réduction peut être attendu.


vendredi 24 avril 2015

LA MELASSE EN ALIMENTATION ANIMALE

La mélasse est un coproduit constitué par le résidu sirupeux recueilli lors de la fabrication ou du raffinage du sucre provenant de la betterave sucrière ou de la canne à sucre.
Valeur alimentaire
 La mélasse contient environ 25 % d’eau. C’est un aliment hautementénergétique contenant du saccharose non cristallisé (30 % de la matière sèche), des sucres réducteurs (25 % de la matière sèche) et d’autres substances glucidiques. La mélasse est particulièrement pauvre en azote : 25 g de N par kilo de mélasse brut .
Les mélasses de canne et les mélasses de betterave, du fait de la nature même des produits de base et des procédés de fabrication, ont des compositions différentes ; celles-ci peuvent également varier suivant les pays d'origine, surtout en production de canne.
La teneur en énergie brute (EB) et la digestibilité de l’énergie des mélasses sont faibles par rapport aux céréales.
 La relative faiblesse en EB s’explique en grande partie par l’importance de sa fraction minérale qui dilue la matière organique, et aussi par le fait que la teneur en énergie brute du saccharose, du fructose et du glucose est plus faible que celle de l’amidon.

Les différents type de  Mélasse
Il y a plusieurs « catégories » de mélasse pouvant être classées de
 mélasse riche ou «high-test» à la mélasse finale relativement plus pauvre. Ces types de mélasse sont liés au procès de fabrication.
 Elles diffèrent par leur composition chimique en relation avec l’extraction progressive du sucre.
La caractéristique commune aux mélasses est leur richesse en sucre et leur pauvreté en protéines. Par ailleurs, le procédé technologique de transformation augmente la concentration en impuretés industrielles (matières organiques non digestibles) et en minéraux.
Utulisation  en alimentation animale
 Modalités

 La mélasse  est utilisée dans l’alimentation des ruminants et des chevaux, en mélange avec de la paille ou d'autres aliments cellulosiques tels que le son, ou comme liant dans les rations complètes ou encore pour favoriser l'ingestion d'aliments peu appétents (spathes, cannes de maïs, foins moyens, paille…)  Pour la volaille son utulisation est limté vue son effet laxatif et di diurétique  à l’origine ee fientes liquides
La teneur en fibres de la mélasse étantnégligeable, sa consommation par les ruminants doit obligatoirement s’accompagner de celle d’un fourrage grossier.
Les rations à base de mélasse permettent d’atteindre des croissances supérieures à 1000 g/j pour les bovins taurins.
L’utilisation métabolique des nutriments issus de la mélasse se fait avec la même efficacité que pourceux issus de l’amidon.
 La mélasse aurait un effet dépressif sur l’utilisation des protéines du fait d’un
accroissement des pertes en azote fécal d’origine endogène. La mélasse demeure cependant une source d’énergie très disponible et moins coûteuse que les céréales.
La consistance visqueuse de la mélasse pose des problèmes de texture et d’homogénéité de la rationcomplète. De forts taux d’incorporation de mélasse dans les rations entraînent des désordres digestifsse traduisant par des diarrhées.
 Cet effet a été attribué à la teneur élevée de la mélasse en minéraux, en particulier en potassium ainsi qu’à l’importante fraction organique non identifiée.
 Le Niveau de distribution recommandé, en kg de produit brut par jour (maxi 10 à 15% de la ration totale) :
Vaches laitières et boeufs 2 - 3
Taurillons, génisses et vaches allaitantes
0,250à 0,5 jusqu'à 200kg de PV; 1 à 2 au delà
Brebis 0,6
Agneaux 0,2
Chevaux 1,5 – 2
La mélasse doit être considérée comme un concentré et utilisée comme tel : il faut donc tenir compte dans le calcul du rapport fourrager concentrés et intégrer un minimum de fibres.et une petite partie se retrouve sur les tablettes des supermarchés pour la consommation humaine.
En  moyenne, pour des niveaux d’incorporation de mélasse allant de 55 à 83%,
la vitesse de croissance varie entre 414 à 742 g/j. ont fixé à 30 % la limite du taux d’incorporation de mélasse dans la ration du porc en croissance.
Au delà de cette limite, les auteurs rapportent une baisse des performances de croissance. La mélasse ne peut pas représenter plus de 20% de la ration pour le porcelet contre 30% pour la truie en gestation.
Recommandations liées à l'utilisation
Aménager une transition impérative de 8 à 10 jours.
Mettre des pierres à sel à la disposition des animaux.
L'effet laxatif des mélasses nécessite un paillage supplémentaire.
La ration doit donc comporter suffisamment d'aliments fibreux et de brins longs pour limiter les troubles digestifs. La mélasse augmente le risque acidogène.
Si un apport trop important fait baisser la digestibilité de la ration totale, et en particulier celle dela cellulose, il ne faut pas dépasser 10 % de la ration totale.
La mélasse a l'inconvénient d'être très visqueuse, et ce d'autant plus que la température est basse.
 Il devient utile de chauffer la quantité nécessaire quotidiennement pour la fluidifier lorsque la température devient inférieure à 10° C. Le meilleur moyen de la distribuer est l'utilisation d'une mélangeuse qui assurera une ration homogène de tous les composants de la ration.
Le simple arrosoir donne de bons résultats, des systèmes de fûts sur roulettes permettent d'arroser la ration dans l'auge tout en facilitant le travail.
Le mélange avec des fourrages humides ne peut être préparé à l'avance, l'humidité du produit favorisant les fermentations.
Le nettoyage des auges est difficile à effectuer lorsque la mélasse est versée directement dans l'auge.
Autres utilisations
En dehors de son utilisation en alimentation animale ; Une bonne partie de la mélasse produite par les sucreries est utilisée pour la production du rhum industriel. peut aussi être utilisée pour la culture des levures ainsi que, pour la production de divers produits, tels que l’acide acétique (vinaigre), l’acide citrique, le glycérol, l’acide aconitique, le glutamate, la dextrane, l’acide itaconique, la lysine et l’éthanol.


lundi 23 mars 2015

GESTION DE LA REPRODUCTION EN ELEVAGE EQUIN

Le cycle sexuel de la jument est particulier de part son caractère saisonnier en décalage
par rapport à la saison de reproduction artificielle idéale.
A cet effet ce décalage peut etre évité par le recours à certaines methodes  ayant pour objectif de :
A-     Induction de l’œstrus
Dans le but  est de pouvoir déclencher un œstrus à un moment déterminé soit sur une jument isolée, soit un groupe de juments pour lesquelles la synchronisation des cycles est souhaitée:
·         En bloquant la maturation folliculaire avec de la progestérone ou l’altrenogest, un de ses analogues de synthèse ; Le traitement progestatif est utilisé chez des juments en fin de période de transition pour raccourcir la période de transition printanière peuvent permettre de synchroniser le premier oestrus de la saison lorsqu’ils sont mis en place en fin de période de transition. Ils ne peuvent induire en revanche ni œstrus ni ovulation pendant le reste de la phase d’anoestrus saisonnier
·         En interrompant la phase  lutéale avec des prostaglandines ; en raccourcissant l’anoestrus saisonnier avec :
o   des traitements lumineux, Seule l’utilisation de lumière artificielle est bien maîtrisée, avec de bons résultats pour diminuer la durée de l’anoestrus.
o   des traitements à la GnRH, son analogue de synthèse la desloréline, ou des progestagènes pendant la phase de transition ;

·         En reportant l’œstrus avec des antagonistes de la GnRH
·         En induisant enfin des ovulations pendant l’anoestrus saisonnier avec des extraits hypophysaires.
B-     l’induction de l’ovulation à une date relativement précise
 peut être obtenue grâce à n LH équine, la GnRH et ses analogues de synthèse , Une fois que les chaleurs sont induites.
Cette induction est indiquée  Chez les juments cyclées, le but de cette induction est d’améliorer la gestion de la reproduction en synchronisant l’ovulation avec la saillie ou l’insémination. En effet, le moment de l’ovulation n’est pas fixe par rapport au début des chaleurs chez la jument. Quand une jument doit être transportée pour une saillie (cas des Pur Sang), doit être inséminée en semence fraîche ou congelée, doit subir un transfert d’embryon ou une fécondation in vitro, le moment de l’ovulation doit être connu très précisément.
Quand du sperme frais est utilisé (saillie ou insémination artificielle), un intervalle de
l’insémination à l’ovulation de huit à quarante-huit heures est acceptable. En revanche, quand du sperme congelé est utilisé, un intervalle inférieur à vingt-quatre heures est nécessaire, rendant obligatoire une plus grande précision. Or, la palpation transrectale ou l’échographie ne  sont pas des techniques suffisamment exactes dans cet objectif.
C-Synchronisation de l’œstrus et de l’ovulation
Le but de cette maîtrise du cycle œstral est de pouvoir déclencher un oestrus à un
moment déterminé, soit sur une jument isolée, soit sur un groupe de juments pour lesquelles la synchronisation des cycles est souhaitée. Le principe de cette maîtrise est qu’à la fin du traitement les juments présentent un oestrus puis une ovulation si possible aux jours souhaités.
Cette  Synchronisation se fait soit par :
-Injection unique de prostaglandines
- Double séquence de prostaglandines
- Inhibition de l’œstrus et blocage de la maturation folliculaire par les progestagènes
-Traitement mixte progestagène-prostaglandine
D . En pratique
Du fait de ces variations physiologiques et de l’absence actuelle de possibilité sur le
terrain de mieux contrôler la croissance folliculaire, il convient lors de la mise en place d’un
tel traitement (injection de prostaglandine, traitement progestagène seul ou mixte) soit de
chercher à mettre en évidence l’œstrus dès le lendemain de l’injection, soit de réaliser un
examen échographique ovarien le jour ou le lendemain de la fin du traitement.
Cela permet de dépister les éventuelles ovulations qui pourraient survenir précocement et passer inaperçues.
Il conviendra le cas échéant de bien vérifier que d’autres signes œstraux sont présents
(notamment un relâchement du canal cervical) et de ne pas inséminer la jument uniquement
du fait de la présence d’un follicule de taille préovulatoire. En effet, une insémination réaliséeen l’absence d’une imprégnation oestrogénique conduit quasi systématiquement à une infection utérine. Il est en revanche plus difficile par cet examen échographique effectué à la fin du traitement ou le jour de l’injection de prostaglandine de détecter la présence d’un
éventuel corps jaune d’installation récente.
Dans certains cas, une telle suspicion est possible, mais ce n’est pas systématique. Aussi, en l’absence de manifestation oestrale dans la semaine qui fait suite au traitement, il est possible, si aucune ovulation précoce post-traitement n’est survenue, soit de réaliser un dosage de progestéronémie soit de réaliser en aveugle une nouvelle injection de prostaglandine.
Même si l’œstrus peut être synchronisé, aucun protocole n’est actuellement suffisamment précis pour que le jour de l’ovulation soit prédit au jour près.
 Les techniques décrites permettent une bonne synchronisation de l’ovulation sur un intervalle de quatre jours.
Pour un programme de transfert d’embryons, il a été estimé qu’au moins dix juments
receveuses sont nécessaires pour obtenir une probabilité de 80% qu’au moins une d’entre
elles ovule dans les vingt-quatre heures par rapport à la donneuse. Ce chiffre sera réduit à
seulement trois si on considère un intervalle de quarante-huit heures. La synchronisation de

l’ovulation au milieu de la saison de reproduction naturelle connaît moins de variations qu’en début ou pendant la saison de reproduction artificielle.

jeudi 12 mars 2015

Dopage et alimentation du cheval

Le cheval est un animal qui ingère des quantités importantes de nourritures
journalières. Souvent, il ingère des aliments fabriqués de façon industrielle comme les
aliments dits complets, les céréales extrudées, les fourrages déshydratés…
Ceux-ci peuvent présenter naturellement des taux plus ou moins élevés de diverses substances retrouvées lorsdes contrôles anti dopage .
Identification
Ces substances  sont principalement dues :
ü  Des  cosses de cacao qui contiennent des quantités variables mais assez élevées de bases xanthiques (caféine, théobromine, théophylline) ; ces cosses de cacao étaient ajoutées au départ pour augmenter l’appétence des aliments.
Elles sont encore utilisées pour des gammes d’aliments destinées à d’autres espèces mais peuvent contaminer les aliments équins par le biais des silos de stockage des matières premières.
ü  l’Isoxsuprine qui est un médicament utilisé dans le traitement de la maladie naviculaire etde la fourbure.
L’Isoxsuprine étant une substance interdite, on ne doit donc pas la retrouver lors d’un contrôle antidopage. Cependant, ce médicament est souvent mélangé à l’alimentation et adhère facilement aux murs de l’écurie, aux mangeoires, à la litière…
Recommandations  de maitrise
Ces données soulignent l’importance d’une sensibilisation des entraîneurs, cavaliers et
personnels de l’écurie sur la contamination involontaire, qui passe par l’identification d’un
maximum de facteurs de risque et par la proposition de mesures de prévention :
- Il faut privilégier les fournisseurs ayant une démarche qualité dans leurprocessus de fabrication qui assure l’absence de contaminants alimentaires.
- Il faut conserver les étiquettes de produits ainsi que les bons de livraison dansle cas d’éventuels recours.
-Il faut avoir recours à un local de stockage isolé et entièrement dévolu à cette fonction
- Ne pas utiliser les mangeoires et abreuvoirs pour distribuer des traitements per-os, ou à défaut bien les désinfecter.
- Désigner une personne seule responsable de l’alimentation des chevaux.
-il est conseillé de conserver des échantillons de petits lots de nourritures dans des sachets en plastique ou des bocaux propres. En présence de ceséchantillons de nourriture soigneusement datés et numérotés en fonction du lot, il sera possible par la suite de retrouver l’aliment ingéré et de l’analyser au cas où le cheval seraitpositif
-il est recommandé de séparer le cheval prenant de l’Isoxsuprine  des autres chevaux (notamment s’ily a des chevaux de concours dans l’écurie). Le cheval sous traitement doit être nourri en dernier, doit avoir sa propre mangeoire et il est fortement conseillé de faire en sorte que la personne qui administre ce médicament au cheval ne puisse le propager aux autres boxes (faire attention aux chaussures, blouses, seaux, mains...), car cela pourrait entraîner un résultat positif pour les chevaux non traités

-Le cavalier doit donc vérifier auprès de son fabricant ou de son fournisseur alimentaire que des contrôles pour la détection des substances interdites soient effectués. En outre, si un cheval a été disqualifié suite à une analyse positive, la difficulté reposera sur le fait de prouver que la contamination soit d’origine alimentaire. .