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vendredi 5 juin 2015

Le taux Protéique du lait (TP)

Les protéines du lait synthétisées dans la glande mammaire sont constituées par les acides aminés amenés par le sang.
Le taux de matières azotées totales du lait est appelé Taux Protéique
 Le TP est une caractéristique importante du lait. Comme le taux butyreux, le TP conditionne le prix  du lait, plus le TP sera élevé par rapport à une référence et plus le lait sera payé cher au producteur. En effet plus le taux protéique (TP) est élevé et plus le rendement de transformation fromagère sera bon.
Cependant Si le rapport TB/TP ne doit pas dépasser la valeur de 1,20 sous peine de freiner
l’égouttage et d’entraîner des défauts d’affinage, un rapport TB/TP de 1,15 est considéré comme optimal pour la fabrication.
Sur le plan qualitatif, les protéines du lait ont une efficacité nutritionnelle très élevée car elles ont une digestibilité très élevée et une bonne valeur biologique. 

Composition chimique des matières azotées totales du lait
Les protéines du lait représentent 95% des matières azotées totales.
Le 5% restant sont constitués :
- d'acides aminés libres et de petits peptides
- d'azote non protéique, essentiellement de l'urée (0,3 à 0,4 g/l) mais aussi de la créatinine, de l'acide urique,...
Les protéines du lait forment un ensemble assez complexe constitué de :
- 80% de caséines, c'est-à-dire l'ensemble de protéines précipitables à pH 4,6 ou sous l'action de la présure en présence de calcium. 
- protéines solubles : lactalbumines, lactoglobulines, sérum albumines, immunoglobulines.
Facteurs de variation
L’alimentation
Comme les protéines microbiennes représentent la source principale d'acides
aminés utilisés dans la synthèse des protéines du lait, il est primordial de garantir des conditions de croissance optimales aux microorganismes de la panse.
 Cela sous-entend un apport suffisant et équilibré d'énergie fermentescible et de matière azotée dégradable, ainsi que des conditions non acides dans la panse (pH 6 à 7).
 Pour apprécier l'équilibre entre les apports en énergie et en matière azotée,
on peut déterminer la teneur en urée du lait qui doit doit se situer aux alentours de 20 à 30 mg/dl
Le niveau d'approvisionnement énergétique est le principal responsable des variations du taux protéique du lait.
 Un apport énergétique stimule la synthèse des protéines microbiennes dans la panse.
 Des rations constituées presque exclusivement d'herbages sont souvent à l'origine de taux protéiques bas parce qu'elles présentent simultanément un déficit en énergie fermentescible et un excès en matière azotée.
Aussi, si en moyenne du troupeau, le taux protéique du lait est bas, il est judicieux de revoir l'approvisionnement énergétique.
Si nécessaire, il faut augmenter les quantités de concentrés énergétiques (CCM, mélange de céréales) particulièrement durant la période d'alimentation en vert.
Avec des rations d'ensilage, la part du maïs devrait être accrue au détriment de celle de l'herbe.
Un déficit protéique de longue durée peut engendrer de fortes baisses du taux protéique du lait.
 D'une part, un manque de matière azotée pour les microorganismes conduit à une réduction de leur activité, avec pour conséquence une baisse de la digestibilité de la ration et ainsi une diminution des apports énergétiques à la vache.
D'autre part, la synthèse des protéines microbiennes ralentit, produisant moins de protéines pour le lait. Il faut accorder une attention particulière aux différences de dégradabilité de la matière azotée (deMA) suivant lesconcentrés.
 La ration de base doit être complétée avec des aliments ayant une deMA plus ou moins élevée, selon sa composition.
 Avec des rations à base d'herbages, la vache doit recevoir un complément
ayant une dégradabilité moyenne à faible, car elle doit être approvisionnée en PAIE (protéines absorbables dans l'intestin, synthétisées à partir de l'énergie fermentescible).
 En revanche, des rations riches en maïs requièrent une complémentation avec une deMA élevée.
L'approvisionnement protéique est crucial durant la phase de démarrage.
 Du fait d'une capacité d'ingestion encore limitée, la vache a de la peine à couvrir ses besoins en PAIE. C'est pourquoi les concentrés protéiques ayant
une deMA moyenne à faible devraient être utilisés durant cette période
la race des animaux
la race des animaux joue un role sur  ce taux  cependant  une  ration de base hivernale de mauvaise qualité (ensilage d'herbe mal conservé et mal consommé), quel que soit le niveau génétique, engendre un taux protéique bas.
Les animaux, qui de par leur prédisposition génétique ont un taux protéique élevé, réagissent de manière particulièrement sensible à un déficit énergétique.
 Le stade physiologique
la saison de vêlage a un effet important aussi bien sur la production que sur la composition chimique du lait que ce directement (longueur du jour) ou indirectement (par l’intermédiaire de l’alimentation)
Le niveau du taux protéique annuel se joue donc dès la confection du silo, du moins pour des élevages ayant majoritairement leurs vêlages en fm d'été et automne







Le taux butyreux du lait

Les matières grasses sont présentes dans le lait sous forme d'une émulsion de globules gras.
La teneur en matières grasses du lait est appelée Taux Butyreux (TB). 
 La matière grasse du lait est produite principalement à partir des acides gras volatils (acides acétique
et butyrique). Le premier est formé principalement à partir des glucides pariétaux des fourrages (cellulose) et le second à partir des glucides rapidement fermentescibles (sucre de betterave). Une partie de la matière grasse du lait provient de la mobilisation des réserves lipidiques de la vache (jusqu'à 60 kg). Sous certaines conditions, des graisses alimentaires peuvent également contribuer à la formation  de la matière grasse du lait.
Pour le lait de vache, le taux butyreux varie, en moyenne, entre 35 et 45 ‰ (g/kg).
les matières grasses contribuent grandement. le calcul de l’Index Combiné Caprin1, index sur
lequel se base le programme de sélection. ICC = 1 IMP + 0.4 ITP + 0.2 IMG + 0.1 ITB

Composition chimique des lipides
Les lipides du lait sont constitués de
- 98% des triglycérides
- 1% de phospholipides
- 1% de stérols (cholestérol), tocophérol et vitamines liposolubles.
Les matières grasses du lait sont constituées pour 90% d’acides gras :
- acides gras à chaîne courte de C4 à C8 (C4 3%, C6 3,5%, C8 1%). 
- acides gras à chaîne moyenne C8 à C14 (C8 1%, C10 3%, C12 3%, C14 9%). 
- acides gras à chaîne longue C16 (25% à 30%)  C18 (40 à 48%).
La teneur en acides gras insaturés est de l'ordre de 30% des acides gras
Facteurs de variation
Stade de lactation
En début de lactation, c’est l’intense mobilisation des lipides corporels, destinée à couvrir les
besoins énergétiques, qui engendre une hausse du taux butyreux dans le lait.
Alimentation
Le taux butyreux du lait peut varier sous I ‘effet de nombreux facteurs d'origine alimentaire :
la nature des aliments (fourrages et concentrés)
la synthèse par le tissu mammaire d’acides gras courts et moyens (40% des acides gras du lait), synthétisés à partir de l’acide acétique (70%) et de l’acide butyrique, deux produits de la fermentation ruminale des fibres du fourrage.
Fibrosité de la ration.
 Comme tout ruminant, la vache a besoin d'une fibrosité suffisante de la ration. Il existe en effet un lien étroit entre la production d'acide acétique dans la panse et la fibrosité de la ration.
 Plus la part de fibres structurées  est élevée dans la ration, plus la rumination et la production de salive sont intenses, évitant une chute du pH dans la panse et maintenant ainsi la production d'acide acétique à un niveau élevé.
Tous les aliments riches en cellulose brute ne présentent pas forcément une fibrosité suffisante; ils peuvent aussi avoir été hachés trop fin.
 C'est pourquoi, il est important de veiller à préserver la structure des aliments lors de l'utilisation d'une mélangeuse.
Il est primordial que la vache reçoive suffisamment de fibres sous une forme bien structurée.
des modalités de leur distribution
 la proportion de concentre dans le ration.
Adjonctions de graisses.
 Des adjonctions de graisses réagissent différemment selon leur nature et leur quantité.
 L'adjonction de graisses peut avoir un effet bénéfique sur le taux de matière grasse du lait dans le cas de rations pauvres en graisse, composées de foin, betteraves ou d'ensilage d'herbe, mais un effet négatif avec des rations riches en graisse (ensilage de maïs).
Des graisses végétales sous forme d'huiles sont à éviter sous peine d'entraver la digestion de
la cellulose et ainsi d'induire une baisse du taux de matière grasse du lait. Si ces graisses végétales
sont apportées sous forme de graines broyées (graines de colza, lin, tournesol), il faut certes compter
avec une légère baisse des taux de matière grasse et de protéines, mais avec un effet positif sur la
composition de la matière grasse, la rendant plus molle. Cela est particulièrement intéressant durant
la période d'alimentation hivernale pour améliorer la qualité des fromages à pâte dure.
La teneur totale en graisse de la ration ne devrait pas dépasser 5 à 6%, sous peine de réduire la digestibilité de l'ensemble de la ration.
Les repères pour une ration équilibrée, optimalisant le taux butyreux du lait
􀂃 Rapport fourrage/ concentré > 60/40 (kgMS)
􀂃 Cellulose brute > 18% (kg MS)
􀂃 Amidon + sucres < 15% kgMS (céréales)
􀂃 Amidon + sucres < 25-30% (maïs)
􀂃 Matière grasse de la ration > 2%
􀂾 < 3 à 4,5% (MG non protégée)
􀂾 < 3 à 6% (MG protégée)

la génétique de la vache.
le lait des vaches Normandes est plus riche en matières grasses que le lait des Prim'Holstein. 


samedi 9 mai 2015

Radioactivité et animaux d’élevage

La radioactivité consiste en la désintégration spontanée du noyau d’un atome
Cette désintégration est à l’origine de  rayonnements ionisants : rayonnements α, b et γ.
La période radioactive est donc la durée au bout de laquelle la moitié des atomes du radionucléide initialement présents a disparu.
Modalités de contamination
-par inhalation
L’animal incorpore par inhalation les éléments radioactifs présents dans l’atmosphère (fraction négligeable, concerne surtout les gaz) ces derniers se retrouveront  à 15% dans la panse, à 25% dans les fluides corporels et à 60% dans les gaz exhalés.
-par ingestion
La voie de transfert principale de la radioactivité au cheptel est l’alimentation, à savoir l’aliment (herbe, céréales ou fourrage contaminés, organes aériens des plantes fourragères, produits stockés trop tard, transfert de radioactivité de la surface des feuilles aux graines ou aux organes de mise en réserve…) et l’eau d’abreuvement pour les adultes, ainsi que l’allaitement pour les jeunes.
Selon la nature et la forme chimique du nucléide considéré  une partie de la dose absorbée franchira la barrière gastrointestinale,  subira un cycle entéro-hépatique et se localisera au niveau de différents organes, alors que la fraction restante se trouvera éliminée rapidement.
L’absorption intestinale décroît avec l’âge, et varie selon les catégorie d’animaux ;
Il  est plus importante chez les monogastriques (porc) et les oiseaux (poule) que chez les
ruminants (vache, chèvre et mouton).
Lorsque l’incorporation se répète jour après jour, l’activité présente dans le corps de l’animal augmente, cette augmentation s’accompagnant d’une augmentation de l’activité des produits animaux. Si l’incorporation se prolonge, un état d’équilibre est atteint entre ce que l’animal ingère quotidiennement, l’activité de ses muscles ou du lait qu’il produit, et l’activité qu’il élimine par les voies naturelles
Pour l’abreuvement : eau de pluie, eau de citerne ou de mare non protégées sont plus à risque
Les fourrages à l’origine de transferts élevés : herbe en pâture, foin en cours de ramassage, coupes exposées des prairies et fourrage maïs
L’excrétion varie avec :
-l’âge : les jeunes animaux excrètent plus vite que les adultes de la même espèce ;
-le sexe : les résultats expérimentaux sont contradictoires ;
-la gestation : une femelle gestante excréterait moins rapidement qu’une femelle non gestante
-le régime alimentaire : chez les ruminants, une forte teneur de la ration en fibres augmente
l’excrétion ;
-les carences qui peuvent favoriser la rétention de certains radioéléments.
Les voies métaboliques de l’excrétion sont :
-l’excrétion sudorale qui semble négligeable ;
-l’excrétion urinaire qui est la voie prépondérante d’élimination chez les monogastriques ;
-l’excrétion fécale : essentielle chez les poly gastriques ;
-la sécrétion lactée : peu importante en quantité, mais primordiale du fait de l’alimentation lactée humaine ;
-les œufs chez les oiseaux.

Sources de contamination
Contamination  naturelle par :
-les rayonnements cosmiques, c’est-à-dire le rayonnement solaire et le rayonnement galactique,
-les rayonnements atmosphériques : activation de l’air par les neutrons cosmiques (0,02 mSv/an) et émanations gazeuses des familles radioactives naturelles (1,3 mSv).
-les rayonnements telluriques sont dus aux radionucléides primordiaux qui étaient présents lors de la formation de la terre,
b) Sources artificielles
Les sources artificielles sont assez nombreuses :
-retombées radioactives
-utilisation industrielle :
Classification des radionucléides

L’iode 131
L’iode 131 fait partie de la famille chimique des halogènes. Il domine dans les incidents et joue unrôle important dans les situations graves. Très volatile, il peut être transporté sur de longues distances(plusieurs centaines à plusieurs milliers de kilomètres) en cas d’émission accidentelle.
2. Le césium
Le césium (du latin « caesium », « bleu du ciel », nommé ainsi à cause de la couleur des raies émises lors de son analyse spectrale) fait partie des alcalins.
a) Le césium 137
Il prédomine, avec l’iode 131, en cas d’accident de réacteur. C’est lui qui pose les problèmes les plus importants à long terme.  C’est un émetteur b- : lors de sa désintégration, il donne dans 5,4% des cas directement du baryum
La radio toxicité du césium 137 est classée modérée (groupe III du tableau des normes de radio toxicité), comparable à celle du potassium naturel.
b) Le césium 134
Le césium 134 est un produit d’activation du césium 133, qui est le seul isotope stable naturel ducésium.
 Au cours de sa désintégration, il émet une particule b- d’énergie variable accompagnée de rayonnements γ.
Le césium 134 est, lui, classé dans les matières fortement radiotoxiques (groupe II).
c) Le césium 133
Le césium 133 se trouve à l’état de traces dans les règnes minéral, animal et végétal.
 Le césium ne peut pas exister à l’état élémentaire dans l’environnement ; c’est un élément pédotrope, qui tend à s’associer à toute phase solide .
Le strontium 90
Le strontium 90 accompagne très souvent le césium 137 en cas d’accident de réacteur mais est
beaucoup moins important.
Il est peu volatile, donc transporté sur de courtes distances (quelques dizaines de kilomètres) en cas d’accident. .
Il est, comme l’iode 131, classé à forte radiotoxicité au groupe II du Tableau des radiotoxicités, alors que son fils l’yttrium 90 appartient au groupe III.
chez l’animal, il se répartit essentiellement dans le squelette, plus précisément dans la moelle osseuse.
Le ruthénium 106
Les émetteurs alpha artificiels : américium 241.
Les effets de la contamination

- Les expérimentations animales ont montré que le strontium 90 est susceptible d’induire des cancers osseux et des leucémies du fait de son ostéotropisme et de sa longue période radioactive.
-passage des radionucléides dans le lair Pour les femelles laitières en phase de lactation et de libre pâture avec une décroissance dans le temps  Délais d’apparition pour atteindre l’activité maximale (animaux en libre pâture ou en stabulation
Les transferts par inhalation pouvant être négligés, la nourriture avec des produits préalablement stockés évite les transferts pour les Animaux à l’auge
Pour tous les animaux en élevage « hors sol » (porcs, volailles, agneaux précoces d’hiver nourris avec des concentrés…), les transferts directs sont pratiquement inexistants car ils reçoivent quasi exclusivement des produits préalablement stockés. .
Mesures de maîtrise en élevage
En bas de contamination :
-couper les ventilations et fermer les bâtiments de stockage
-retarder la récolte de foin tout en élevant la hauteur de fauche
-séchage et déshydratation du foin
-si contamination très élevée : destruction par enfouissement sur place des animlaux contaminés
-travail du sol : labourer en profondeur et cultiver des plantes halophytes ou des légumineuses
-amendement des sols : apports potassiques (si contamination par le césium) et/ou apports de chaux (si contamination par le strontium)
-filtrer ou boucher les aérations des citernes et des châteaux d’eau
-débrancher les descentes de toitures alimentant les citernes en eau de pluie
-poursuivre l’irrigation si elle est indispensable à la survie de la culture (irrigation par apport direct ausol)
-abreuver le cheptel de préférence avec une eau issue des nappes phréatiques, sinon distribuer l’eau après l’avoir filtrée sur des couches de sol contenant de l’argile et des matières organiques
-Dépollution des pâtures et réhabilitation des sols
On pourra retirer la couche superficielle des terres et enfouir le dépôt superficiel à une profondeur de 50 cm (cependant si cette technique diminue bien l’exposition externe, prédominante les 1ères années,
elle est décevante pour limiter les transferts alimentaires) ; labourer en profondeur et cultiver des plantes halophytes (qui utilisent l’eau salée et prennent ainsi le césium du sol) ou des légumineuses(plantes où il existe dans l’absorption racinaire une compétition entre le potassium, le césium, lecalcium et le strontium).
Un apport de chaux diminue les transferts de strontium aux végétaux et des apports potassiques limitent les transferts de césium.
-utiliser les grains de céréales  comme aliment du bétail. Vue que  Les concentrations sont plus élevées dans les enveloppes (parties minéralisées)
-retarder  la récolte de foin tout en élevant la hauteur de fauche.
- Le séchage et la déshydratation du foin permettent une réduction du niveau d’iode 131 de plus de 90% en 26 jours (une attente d’un mois réduit la contamination du foin à 6% de la valeur initiale).
-Abattage des animaux fortement contaminés seront abattus et enfouis sur place, à un endroit soigneusement choisi de façon à éviter toute contamination par drainage, par exemple en terrain non inondable.
-La crémation n’est pas indiquée car elle remet la radioactivité en suspension dans l’air).
 Une fosse profonde d’au moins trois mètres devra être creusée ; les cadavres seront éventrés pour éviter qu’ils ne gonflent, et recouverts de chaux vive.
-Dans les régions maritimes, on pourra envisager une immersion en mer, qui doit se faire loin des côtes.
-La décontamination externe des animaux se fera par arrosage avec de l’eau tiède additionnée de détergents doux ; il faudra bien entendu drainer l’eau de lavage.
 Pour la décontamination interne, on administrera des laxatifs doux afin d’accélérer l’élimination des isotopes ingérés.
-détruire le lait sur place (élimination avec le fumier ou le lisier, plus aisé qu’à la laiterie),
 mettre en quarantaine les animaux destinés à la boucherie.
-l’identification et au marquage des animaux potentiellement contaminés (marque indélébile, visible et reconnaissable).
pour  L’eau d’abreuvement
La liste suivante énumère les possibilités, par ordre de risque de contamination croissant :
-eau de source
-eau de distribution ayant pour origine la nappe phréatique
-eau de distribution ayant pour origine les eaux de surface
-eau de mare
-eau de citerne sauf si elle a été recueillie avant l’arrivée de la contamination et protégée vis-à-vis de celle-ci (débrancher les dispositifs de collecte d’eau de toitures alimentant les citernes en eau de pluie)
-eau de pluie (toujours plus dangereuse en cas d’émission atmosphérique).
L’abreuvement du cheptel doit être effectué même si l’eau n’a pas l’origine souhaitée : dans ce cas on peut la filtrer avant distribution sur des couches de sol contenant suffisamment d’argile et de matières organiques, ce qui permet de réduire l’activité de façon sensible (un facteur 100 de réduction peut être attendu.


vendredi 24 avril 2015

LA MELASSE EN ALIMENTATION ANIMALE

La mélasse est un coproduit constitué par le résidu sirupeux recueilli lors de la fabrication ou du raffinage du sucre provenant de la betterave sucrière ou de la canne à sucre.
Valeur alimentaire
 La mélasse contient environ 25 % d’eau. C’est un aliment hautementénergétique contenant du saccharose non cristallisé (30 % de la matière sèche), des sucres réducteurs (25 % de la matière sèche) et d’autres substances glucidiques. La mélasse est particulièrement pauvre en azote : 25 g de N par kilo de mélasse brut .
Les mélasses de canne et les mélasses de betterave, du fait de la nature même des produits de base et des procédés de fabrication, ont des compositions différentes ; celles-ci peuvent également varier suivant les pays d'origine, surtout en production de canne.
La teneur en énergie brute (EB) et la digestibilité de l’énergie des mélasses sont faibles par rapport aux céréales.
 La relative faiblesse en EB s’explique en grande partie par l’importance de sa fraction minérale qui dilue la matière organique, et aussi par le fait que la teneur en énergie brute du saccharose, du fructose et du glucose est plus faible que celle de l’amidon.

Les différents type de  Mélasse
Il y a plusieurs « catégories » de mélasse pouvant être classées de
 mélasse riche ou «high-test» à la mélasse finale relativement plus pauvre. Ces types de mélasse sont liés au procès de fabrication.
 Elles diffèrent par leur composition chimique en relation avec l’extraction progressive du sucre.
La caractéristique commune aux mélasses est leur richesse en sucre et leur pauvreté en protéines. Par ailleurs, le procédé technologique de transformation augmente la concentration en impuretés industrielles (matières organiques non digestibles) et en minéraux.
Utulisation  en alimentation animale
 Modalités

 La mélasse  est utilisée dans l’alimentation des ruminants et des chevaux, en mélange avec de la paille ou d'autres aliments cellulosiques tels que le son, ou comme liant dans les rations complètes ou encore pour favoriser l'ingestion d'aliments peu appétents (spathes, cannes de maïs, foins moyens, paille…)  Pour la volaille son utulisation est limté vue son effet laxatif et di diurétique  à l’origine ee fientes liquides
La teneur en fibres de la mélasse étantnégligeable, sa consommation par les ruminants doit obligatoirement s’accompagner de celle d’un fourrage grossier.
Les rations à base de mélasse permettent d’atteindre des croissances supérieures à 1000 g/j pour les bovins taurins.
L’utilisation métabolique des nutriments issus de la mélasse se fait avec la même efficacité que pourceux issus de l’amidon.
 La mélasse aurait un effet dépressif sur l’utilisation des protéines du fait d’un
accroissement des pertes en azote fécal d’origine endogène. La mélasse demeure cependant une source d’énergie très disponible et moins coûteuse que les céréales.
La consistance visqueuse de la mélasse pose des problèmes de texture et d’homogénéité de la rationcomplète. De forts taux d’incorporation de mélasse dans les rations entraînent des désordres digestifsse traduisant par des diarrhées.
 Cet effet a été attribué à la teneur élevée de la mélasse en minéraux, en particulier en potassium ainsi qu’à l’importante fraction organique non identifiée.
 Le Niveau de distribution recommandé, en kg de produit brut par jour (maxi 10 à 15% de la ration totale) :
Vaches laitières et boeufs 2 - 3
Taurillons, génisses et vaches allaitantes
0,250à 0,5 jusqu'à 200kg de PV; 1 à 2 au delà
Brebis 0,6
Agneaux 0,2
Chevaux 1,5 – 2
La mélasse doit être considérée comme un concentré et utilisée comme tel : il faut donc tenir compte dans le calcul du rapport fourrager concentrés et intégrer un minimum de fibres.et une petite partie se retrouve sur les tablettes des supermarchés pour la consommation humaine.
En  moyenne, pour des niveaux d’incorporation de mélasse allant de 55 à 83%,
la vitesse de croissance varie entre 414 à 742 g/j. ont fixé à 30 % la limite du taux d’incorporation de mélasse dans la ration du porc en croissance.
Au delà de cette limite, les auteurs rapportent une baisse des performances de croissance. La mélasse ne peut pas représenter plus de 20% de la ration pour le porcelet contre 30% pour la truie en gestation.
Recommandations liées à l'utilisation
Aménager une transition impérative de 8 à 10 jours.
Mettre des pierres à sel à la disposition des animaux.
L'effet laxatif des mélasses nécessite un paillage supplémentaire.
La ration doit donc comporter suffisamment d'aliments fibreux et de brins longs pour limiter les troubles digestifs. La mélasse augmente le risque acidogène.
Si un apport trop important fait baisser la digestibilité de la ration totale, et en particulier celle dela cellulose, il ne faut pas dépasser 10 % de la ration totale.
La mélasse a l'inconvénient d'être très visqueuse, et ce d'autant plus que la température est basse.
 Il devient utile de chauffer la quantité nécessaire quotidiennement pour la fluidifier lorsque la température devient inférieure à 10° C. Le meilleur moyen de la distribuer est l'utilisation d'une mélangeuse qui assurera une ration homogène de tous les composants de la ration.
Le simple arrosoir donne de bons résultats, des systèmes de fûts sur roulettes permettent d'arroser la ration dans l'auge tout en facilitant le travail.
Le mélange avec des fourrages humides ne peut être préparé à l'avance, l'humidité du produit favorisant les fermentations.
Le nettoyage des auges est difficile à effectuer lorsque la mélasse est versée directement dans l'auge.
Autres utilisations
En dehors de son utilisation en alimentation animale ; Une bonne partie de la mélasse produite par les sucreries est utilisée pour la production du rhum industriel. peut aussi être utilisée pour la culture des levures ainsi que, pour la production de divers produits, tels que l’acide acétique (vinaigre), l’acide citrique, le glycérol, l’acide aconitique, le glutamate, la dextrane, l’acide itaconique, la lysine et l’éthanol.


mercredi 25 mars 2015

Gestion de la reproduction caprine

La reproduction est un poste clé en élevage caprin, dont dépend le démarrage d’une nouvelle lactation et la constitution du cheptel de renouvellement.
Afin de l’optimiser, différents méthodes sont utilisées :

·         L’effet bouc
L'effet mâle constitue une alternative aux traitements hormonaux car il permet l'induction et la synchronisation des chaleurs chez les femelles en anoestrus, à condition qu'elles soient réceptives, juste avant la saison sexuelle.

Cette technique consiste en  l’introduction d’un bouc dans un lot de chèvre en période de transition estivale ou en tout début de saison sexuelle, lorsqu’il a été séparé pendant au moins trente à soixante jours des chèvres, sans aucun contact physique, olfactif, visuel ou auditifv(ni vue, ni ouïe, ni odeur).
 L’introduction d’un bouc dans un tel lot de chèvre provoque une première ovulation chez 95 % des chèvres dans les 24 à 72 heures. Cette ovulation n’est pas accompagnée d’oestrus dans 80 % des cas et est suivie d’un cycle ovarien court. L’ovulation suivante est accompagnée de chaleurs et d’une phase lutéale normale.
Pour provoquer l’effet bouc, on peut utiliser un bouc, mais également un mâle vasectomisé ou épididymectomisé.
L’efficacité de l’effet bouc dépend de nombreux facteurs, dont le comportement sexuel du mâle, le nombre de chèvres par bouc (l’optimum est d’un bouc pour 10 chèvres), la race, l’efficacité et la durée de la séparation mâles - femelles, l’état des animaux (alimentation, état corporel, santé, etc.)…
L'intensité de la réponse des femelles est conditionnée par plusieurs facteurs :
- un état corporel et une alimentation corrects des mâles et des femelles
- un nombre de boucs suffisant : 1 bouc/10 à 15 femelles et en contact permanent
- des boucs ardents, en activité sexuelle par conditionnement photopériodique, et mis en contact au préalable avec des chèvres en œstrus quelques jours avant leur introduction .
L’effet bouc est toutefois plus efficace pour induire l’activité sexuelle dans les races peu saisonnées, comme celles des zones tropicales et subtropicales, que dans les races très
saisonnées telles que celles rencontrées dans les zones tempérées.
Cet effet peut être accru par un prétraitement progestatif qui supprime totalement les cycles de mauvaise qualité associés à la réponse.

·         Synchronisation des chaleurs

Les méthodes hormonales de synchronisation des chaleurs sont principalement utilisées conjointement à l’insémination artificielle  (celle-ci n’est presque jamais effectuée sur chaleurs observées).
 Plusieurs protocoles, plus ou moins complexes sont possibles :
o   Pose  d’une éponge vaginale imprégnée de progestagènes (45 mg d’acétate de flugestone) 39laissée en place pendant 11 jours, avec une injection de P.M.S.G. (400 à 600 U.I. suivant les animaux) 48 heures avant le retrait de l’éponge. L’insémination est ensuite réalisée entre 43 et 45 heures après le retrait de l’éponge. Il est important de noter que l’utilisation de P.M.S.G. peut induire l’apparition d’anticorps anti-P.M.S.G. chez la chèvre, et donc réduire l’efficacité du traitement. C’est pourquoi il est déconseillé de réaliser plus d’un traitement de synchronisation par an et par chèvre.
           Il est nécessaire de rompre l'hymen des chevrettes une quinzaine de jours avant la                          pose de l'éponge (afin d'éviter les adhérences consécutives au saignement au moment de la rupture de l'hymen lors de la pose).
o   Le dessaisonnèrent est intimement lié au photopériodisme.qui consiste à  induire une saison sexuelle en dehors de la période naturelle en créant artificiellement 90 jours longs (16 heures de lumière, 200 Lux au niveau des yeux des animaux) suivis de 60 jours courts (12 heures d’éclairement). Les jours longs sont créés via la lumière naturelle (si elle est suffisante), via un éclairement continu (lumière artificielle pendant 16 heures par jours) ou par flashs lumineux (16 heures de lumière artificielle ou naturelle, obscurité complète pendant 2 heures minimum puis 2 heures d’éclairement). Les jours courts sont soit des jours naturels (en mars par exemple), soit créés artificiellement par des implants sous-cutanés de mélatonine. Les mâles doivent également être traités pour la monte naturelle et introduits parmi les femelles vers le soixantième jour long (association de l’effet bouc).

o   Le dessaisonnèrent est également utilisable couplé avec des traitements de synchronisation et l’insémination artificielle.