Rechercher dans ce blog

dimanche 22 février 2015

CONDUITE ALIMENTAIRE EN ELEVAGE BOVIN D’ENGRAISSEMENT



Les besoins nutritifs pour l’engraissement d’un taurillon sont estimés à 504 UF et 57.000 grammes de PDI. Ces besoins peuvent être satisfaits par le mélange des apports alimentaires suivants:

EXEMPLE DE MELANGE POUR L’ENGRAISSEMENT DE TAURILLONS



% dans
Apports en éléments
nutritifs
Quantité à distribuer au taurillons (en kg)

ALIMENTS
le mélange
UF
MAD
 (g)
MAT (g)
par jour
p.180 jours
Foin de luzerne
30
0,2
32,6
46,0
1,5
270
orge grains
40
0,41
30
42
2,0
360
T. de tournesol
20
0,14
58
67
1
180
P.S.B
5
0,045
2,38
4,5
0,25
45
Son
3
0,027
3,5
4,5
0,15
27
Déchets des dattes
-
-
-
-
-
-
C.M.V
2
-
-
-
0,1
18
Mélange
100
0,82
127
164
4,805
900
 Les quantités à distribuer par taurillon ;


Aliment
Quantité
en Kg
Foin de luzerne
2
Orge grains broyé
2
Tourteau de Tournesol
1
Son
0.75
Pulpe sèche de betterave
0.25
CMV
0.1

Recommandations pour les aliments distribués :
- La distribution du foin doit être d’une façon séparée
            - Le mélange doit être mouillé
            - La ration (mélange) doit être distribuée au minimum en deux repas par jour
              matin et fin d’après-midi).
            - L’abreuvement doit être à volonté.
            - L’orge doit être broyé ou concassé.
            - Les pierres de sel gemme sont à offrir si possible.
           


ETUDE FINANCIERE D’UN PROJET DE BOVINS D’ENGRAISSEMENT



Cette étude permet aux jeunes porteurs de projet d’estimer leurs besoins en crédit avant de lancer leur projet en la complétant par une étude technique détaillée et une du marché  permettant ainsi de constituer une étude de faisabilité qui servira comme outil décisionnel.

Exemple de de projet d’engraissement de 30 taurillons au Maroc
            Le projet consiste en l’engraissement de 3 bandes de 10 taurillons de race améliorée pendant une période de 120 jours

1- base de calcul

            1.1- Données de base intrants

            1.1.1- Animaux

            Le Prix d’achat unitaire des taurillons sera de 6500 Dh (250 x 26 Dh) ce qui correspondra à un montant global de 195.000 Dh.
           - Durée d’engraissement .......................:120 jours
            - Poids moyen initial des taurillons  .......:250 Kg
            - Gain moyen quotidien ........................:1000 g/j.
- Poids final  ...........................................:370 Kg
- Taux de mortalité : ………………………..6%


            1.1.2- Aliments de bétail

  Les besoins nutritifs pour l’engraissement d’un taurillons sont estimés à 504 UF et 57.000 grammes de PDI. Ces besoins peuvent être satisfaits pour les 30 taurillons par les apports alimentaires suivants:


Aliment
Quantité
en Kg
Coût unitaire en Dh
Montant global en Dh
Foin de luzerne
7200
1,50
10800
Orge grains broyé
7200
2,10
15120
Tourteau de Tournesol
3600
1,95
7020
Son
540
1,60
864
Pulpe sèche de betterave
900
1,90
1710
CMV
360
5
1800
Total......................

-
37.314

            1.1.3- Bâtiment d’élevage

            Une superficie de 80m² sera construite dont 40m² pour abriter le cheptel et 40m² pour le stockage des aliments de bétail.

            Les bâtiments seront construits en pisé et coûteront 32.000,00 Dh (400,00 Dh/m²).

            1.1.4- main d’œuvre

            Les besoins en main d’œuvre du projet sont estimés à un ouvrier soit un montant de 14600 Dh (40 Dh/jour

            1.1.5- Matériel d’élevage

 Petit matériel divers : ……..1500 Dh.

            1.1.6- Soins vétérinaires

            Les différents soins vétérinaires coûteront environ 3.000 Dh, soit environ 100,00 Dh par tête.
Qui peuvent résulter notamment de  L’application d’un programme prophylactique. :
                        * Déparasitage interne au démarrage.
                        * Apport de vitamines et minéraux (injection).


            1.1.7- Transport et commercialisation: …….100 Dh x 30 taurillons :..3.000 Dh

            1-2- Données de base productions

- Les produits seront vendus à un prix moyen de 28 Dh/Kg de poids vif , soit
  un montant total de : …290.080 Dh (28 taurillons x 370 Kg x 28 Dh)
- La production du fumier couvrira les charges de la litière.

2- ETUDE FINANCIERE

            2.1- Besoins en crédits: ...................………...…...117.805 Dh détaillé comme suite :

            - Equipement ....................……………………….......33.500 Dh
                        * Bâtiments .................………... 32.000 Dh
                        * Equipements ..........………....: 15.000 Dh

            - Fonctionnement (besoins pour 1 bande)….……..84.305 Dh
                        * Achat d’animaux ......………....65.000 Dh
                        * Achat d’aliments .......………...12.438 Dh
                        * Main d’œuvre ………..…………4.867 Dh
                        * Soins vétérinaires ....………..... 1.000 Dh
                        * commercialisation et transport ..1.000Dh

            2.2- Compte des produits et charges

            2.2.1- Charges totales ................................……….......….... 268.961 Dh

            - Charges fixes ..................................……………….........… 1.912 Dh
                        * Amortissement ………………………………..…1.900 Dh
                                               * Bâtiment  . (sur 20 ans)........................……......... 1.600 Dh
                                               * Equipement ...............................................………...:300 Dh
                        * Location de terrain (200 m²) ..............…………... 12 Dh

            - Charges variables ....................................………………..267.051 Dh
                        * Achat d’animaux .....................................195.000 Dh
                        * Achat d’aliments ......................................37.314 Dh
                        * Produits vétérinaires ................................. 3.000 Dh
                        * Main d’œuvre ……………………………..…14.600 Dh
                        * Frais financiers (12%) ……………………...14.137 Dh
                        * commercialisation et transport ….…………3.000Dh

            2.2.2- Produits ......28 taurillons x 370 Kg x 28 Dh .…….. 290.080 Dh

            2.2.3- Résultat........290.080 - 268.961: ............................…21.119 Dh






samedi 21 février 2015

Hygiène du personnel en restauration collective

Le personnel est un facteur déterminant de la sécurité sanitaire. Qui doit être
inculqué les notions de base d’hygiène des aliments et les impératifs qui en découlent.

a) Etat de santé
L’état de santé des employés est un élément clé de la sécurité des aliments.
Un employé malade ou présentant une blessure peut transmettre des germes
infectieux.
Toute personne malade doit porter un masque lors de la préparation des produits et toute blessure des mains et des bras doit être protégée par un pansement.
b) Propreté vestimentaire
Les vêtements sont un vecteur actif de contamination des produits dans la chaîne de production.
 Les vêtements de ville transportent en effet des microorganismes humains et telluriques.
 Afin d’éviter une contamination par des agents pathogènes apportés de l’extérieur par le personnel, il est obligatoire que le personnel change ses vêtements de ville contre une tenue de travail au vestiaire dès l’entrée sur le lieu de travail.
 Les chaussures doivent être propres et fermées.
Les opérations salissantes (préparation des salades et denrées « telluriques ) nécessitent le port d’un tablier.
Enfin, le linge doit être de nature à éviter l’ancrage de microorganismes (éviter plis, boutons et utilisation de coton et polyester).
Les cheveux doivent être propres, attachés et recouverts par un calot changé à chaque service.

c) Hygiène des mains
La main abrite une flore bactérienne qui compte 1 à 10 millions de bactéries.
Le lavage des mains est un aspect clé de la qualité hygiénique. Les produits utilisés, la technique utilisée et la systématisation du lavage sont autant de facteurs d’amélioration de la qualité hygiénique.
 « A chaque geste sale et surtout avant chaque geste propre » il faut se
laver les mains selon un protocole adapté.
 Il est préconisé de réaliser un lavage à l’eau chaude, ongles brossés, à chaque souillure, une fois par heure, après passage aux toilettes, après le nettoyage, après un changement de poste, après s’être mouché et après chaque pause.
 Un système de sonnerie rappelant toutes les heures qu’il faut se laver les mains peut être mis en place mais  risque cependant de devenir rapidement insupportable.
Le vernis à ongle et les bijoux sont interdits.

D) La compétence du personnel
 Dépend beaucoup de son acquis professionnel quant aux mesures d’hygiène. Il est nécessaire d’avoir un personnel formé et sensibilisé aux problématiques de la sécurité des aliments. Cela requiert une organisation et des ressources documentaires spécifiques.


vendredi 20 février 2015

LES DIOXINES

Le terme dioxine regroupe en fait deux familles : les polychlorodibenzo-para-dioxines
(PCDD) communément appelés dioxines dont le plus important congénère est la 2, 3, 7, 8-
TCDD, et les polychlorodibenzofuranes (PCDF) ou furanes




Sources de contamination
. Ce sont des sous-produits indésirables de très nombreux processus chimiques impliquant du
chlore, du carbone et de la chaleur. Toute combustion de composés organiques en présence de
chlore produit des dioxines. Ils sont présents partout et peuvent parcourir de longues distances
par voie aérienne.
 Les sources primaires identifiées sont essentiellement d’origines humaines:
processus de combustion : incinération de déchets (industriels, hospitaliers ou
ménagers), aciéries, industries sidérurgiques et métallurgiques, incinération en
cimenterie, combustion du charbon, du fioul, combustions domestiques, feux de
forêts, combustion de PCB…
sous produits de réactions chimiques lors de la synthèse de pesticides, de
chlorophénols, d’herbicides, de composés aliphatiques chlorés, ou lors du procédé de
blanchiment au chlore de la pâte à papier...

Produits  animaux et d’origine animale à risque
La principale voie d’exposition pour l’homme est l’ingestion de denrées contaminées.
 Trois groupes d’aliments contribuent particulièrement à l’apport alimentaire en
dioxines :
- le lait et les produits laitiers ;
- les produits carnés et les ovo produits ;
- les produits de la pêche.

Moyens de   maitrise sanitaire
Peuvent être appliqués principalement au niveau de la production primaire par des bonne pratique de pâturage afun de réduire au minimum le niveau d’ingestion de sol au pâturage, il est recommandé de :
- mettre à pâturer les animaux dans une parcelle dont la hauteur d’herbe moyenne à
l’entrée est supérieure ou égale à 10 cm,
- sortir les animaux de la pâture lorsque l’herbe de la parcelle atteint une hauteur moyenne de 5-6 cm, hors zones de refus.
- ne pas faire surpâturer une parcelle par les animaux,
- éviter les pâturages d’automne prolongés et proscrire le pâturage hivernal,
- remonter la hauteur de coupe pour l’ensilage d’herbe,
- éviter d’apporter des aliments ou compléments alimentaires directement sur le sol.- de ne pas laisser les animaux brouter trop ras de sorte qu’ils prennent le risque d’ingérer de la terre ; il convient de les changer de pâture ou de les rentrer et de leur distribuer du fourrage.qui d Les balles doivent être conservées si possible sans contact avec lesol, et lorsqu’elles sont distribuées, il faut éviter de les dérouler à terre mais plutôt
mettre le foin dans des râteliers.
- Ensilage : lorsque l’on a le choix, l’enrubannage est à préférer à l’ensilage (moins de
Contact avec la terre)
- Accès aux points d’eau naturels : le piétinement des animaux à proximité des mares ou
cours d’eau risque de remettre des particules de PCB en suspension. Il faut donc essayer
de limiter l’accès direct aux points d’eau autres que les abreuvoirs. En outre,
oivent être fauchés pas trop près du sol, de façon à éviter la contamination par la terre.


les Polychlorobiphényle (PCB)


Les PCB sont des composés organiques chlorés d’origine anthropique uniquement.

sources de contamination
 les sources primaires correspondant aux appareils et produits contenant ou
ayant contenu des PCB (des encres, des revêtements de surfaces ou des matières plastiques condensateurs de petite taille, aux fluides caloporteurs et fluides hydrauliques, les transformateurs et condensateurs de grande taille ),
 des sources secondaires correspondant aux compartiments de l’environnement (air-sol-eau) participe à la contamination des herbivores par ingestion de terre ou de végétation  polluée principalement en hiver ou la végétation est basse pour les sols pollués  et celle des poissons par les eaux pollués
les PCB sont, après ingestion, stockés préférentiellement dans les compartiments riches en lipides (graisse, cerveau, crème du lait, …) Du fait de leur capacité à être adsorbée
par les graisses,
Une fois contaminées, les denrées alimentaires d’origine animale (DAOA) yssus de ces animaux contaminés peuvent être àl’origine d’une contamination humaine. L’alimentation est d’ailleurs la voie majoritaire de contamination de la population générale (plus de 90% de l’exposition)
Produits  animaux et d’origine animale à risque
.Les plus fortes teneurs moyennes en PCB-DL sont retrouvées dans les poissons (0,55 pgTEQOMS98/g poids frais), le beurre (0,34 pg TEQ OMS98/g poids frais), les mollusques et crustacés (0,28 pg TEQ OMS98/g poids frais)
Concernant les 6 PCB-NDL (PCB 28, 52, 101, 138, 153, 180) les plus fortes teneurs moyennes sont aussi retrouvées dans les poissons (5263 pg/g poids frais), les mollusques et crustacés (2192 pg/g poids frais) et le beurre (1184 pg/g poids frais).
les concentrations les plus élevées ont été trouvées dans les chairs des Saumons, prédateurs des Harengs et Anchois, avec des concentrations toujours supérieures à 400 ng/g de matière grasse.
les PCB atteignent une concentration de 524,1 μg/kg PV dans les tissus d’Anguille quand la concentration moyenne (tous poissons confondus) est de 135 μg/kg PV.
Il apparait que le gardon est une espèce largement contaminée  la concentration moyenne en PCB totaux du muscle des Gardons passe de 2300 μg/kg à 14 000μg/kg

Moyens de   maitrise sanitaire

Peuvent être appliqués principalement au niveau de la production primaire par des bonne pratique de pâturage afun de réduire au minimum le niveau d’ingestion de sol au pâturage, il est recommandé de :
- mettre à pâturer les animaux dans une parcelle dont la hauteur d’herbe moyenne à
l’entrée est supérieure ou égale à 10 cm,
- sortir les animaux de la pâture lorsque l’herbe de la parcelle atteint une hauteur moyenne de 5-6 cm, hors zones de refus.
- ne pas faire surpâturer une parcelle par les animaux,
- éviter les pâturages d’automne prolongés et proscrire le pâturage hivernal,
- remonter la hauteur de coupe pour l’ensilage d’herbe,
- éviter d’apporter des aliments ou compléments alimentaires directement sur le sol.- de ne pas laisser les animaux brouter trop ras de sorte qu’ils prennent le risque d’ingérer de la terre ; il convient de les changer de pâture ou de les rentrer et de leur distribuer du fourrage.qui doivent être fauchés pas trop près du sol, de façon à éviter la contamination par la terre.
Les balles doivent être conservées si possible sans contact avec lesol, et lorsqu’elles sont distribuées, il faut éviter de les dérouler à terre mais plutôt
mettre le foin dans des râteliers.
- Ensilage : lorsque l’on a le choix, l’enrubannage est à préférer à l’ensilage (moins de
Contact avec la terre)
- Accès aux points d’eau naturels : le piétinement des animaux à proximité des mares ou
cours d’eau risque de remettre des particules de PCB en suspension. Il faut donc essayer
de limiter l’accès direct aux points d’eau autres que les abreuvoirs. En outre,
-Interdire l’accès direct du  bétail aux zones polluées