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samedi 9 mai 2015

Radioactivité et animaux d’élevage

La radioactivité consiste en la désintégration spontanée du noyau d’un atome
Cette désintégration est à l’origine de  rayonnements ionisants : rayonnements α, b et γ.
La période radioactive est donc la durée au bout de laquelle la moitié des atomes du radionucléide initialement présents a disparu.
Modalités de contamination
-par inhalation
L’animal incorpore par inhalation les éléments radioactifs présents dans l’atmosphère (fraction négligeable, concerne surtout les gaz) ces derniers se retrouveront  à 15% dans la panse, à 25% dans les fluides corporels et à 60% dans les gaz exhalés.
-par ingestion
La voie de transfert principale de la radioactivité au cheptel est l’alimentation, à savoir l’aliment (herbe, céréales ou fourrage contaminés, organes aériens des plantes fourragères, produits stockés trop tard, transfert de radioactivité de la surface des feuilles aux graines ou aux organes de mise en réserve…) et l’eau d’abreuvement pour les adultes, ainsi que l’allaitement pour les jeunes.
Selon la nature et la forme chimique du nucléide considéré  une partie de la dose absorbée franchira la barrière gastrointestinale,  subira un cycle entéro-hépatique et se localisera au niveau de différents organes, alors que la fraction restante se trouvera éliminée rapidement.
L’absorption intestinale décroît avec l’âge, et varie selon les catégorie d’animaux ;
Il  est plus importante chez les monogastriques (porc) et les oiseaux (poule) que chez les
ruminants (vache, chèvre et mouton).
Lorsque l’incorporation se répète jour après jour, l’activité présente dans le corps de l’animal augmente, cette augmentation s’accompagnant d’une augmentation de l’activité des produits animaux. Si l’incorporation se prolonge, un état d’équilibre est atteint entre ce que l’animal ingère quotidiennement, l’activité de ses muscles ou du lait qu’il produit, et l’activité qu’il élimine par les voies naturelles
Pour l’abreuvement : eau de pluie, eau de citerne ou de mare non protégées sont plus à risque
Les fourrages à l’origine de transferts élevés : herbe en pâture, foin en cours de ramassage, coupes exposées des prairies et fourrage maïs
L’excrétion varie avec :
-l’âge : les jeunes animaux excrètent plus vite que les adultes de la même espèce ;
-le sexe : les résultats expérimentaux sont contradictoires ;
-la gestation : une femelle gestante excréterait moins rapidement qu’une femelle non gestante
-le régime alimentaire : chez les ruminants, une forte teneur de la ration en fibres augmente
l’excrétion ;
-les carences qui peuvent favoriser la rétention de certains radioéléments.
Les voies métaboliques de l’excrétion sont :
-l’excrétion sudorale qui semble négligeable ;
-l’excrétion urinaire qui est la voie prépondérante d’élimination chez les monogastriques ;
-l’excrétion fécale : essentielle chez les poly gastriques ;
-la sécrétion lactée : peu importante en quantité, mais primordiale du fait de l’alimentation lactée humaine ;
-les œufs chez les oiseaux.

Sources de contamination
Contamination  naturelle par :
-les rayonnements cosmiques, c’est-à-dire le rayonnement solaire et le rayonnement galactique,
-les rayonnements atmosphériques : activation de l’air par les neutrons cosmiques (0,02 mSv/an) et émanations gazeuses des familles radioactives naturelles (1,3 mSv).
-les rayonnements telluriques sont dus aux radionucléides primordiaux qui étaient présents lors de la formation de la terre,
b) Sources artificielles
Les sources artificielles sont assez nombreuses :
-retombées radioactives
-utilisation industrielle :
Classification des radionucléides

L’iode 131
L’iode 131 fait partie de la famille chimique des halogènes. Il domine dans les incidents et joue unrôle important dans les situations graves. Très volatile, il peut être transporté sur de longues distances(plusieurs centaines à plusieurs milliers de kilomètres) en cas d’émission accidentelle.
2. Le césium
Le césium (du latin « caesium », « bleu du ciel », nommé ainsi à cause de la couleur des raies émises lors de son analyse spectrale) fait partie des alcalins.
a) Le césium 137
Il prédomine, avec l’iode 131, en cas d’accident de réacteur. C’est lui qui pose les problèmes les plus importants à long terme.  C’est un émetteur b- : lors de sa désintégration, il donne dans 5,4% des cas directement du baryum
La radio toxicité du césium 137 est classée modérée (groupe III du tableau des normes de radio toxicité), comparable à celle du potassium naturel.
b) Le césium 134
Le césium 134 est un produit d’activation du césium 133, qui est le seul isotope stable naturel ducésium.
 Au cours de sa désintégration, il émet une particule b- d’énergie variable accompagnée de rayonnements γ.
Le césium 134 est, lui, classé dans les matières fortement radiotoxiques (groupe II).
c) Le césium 133
Le césium 133 se trouve à l’état de traces dans les règnes minéral, animal et végétal.
 Le césium ne peut pas exister à l’état élémentaire dans l’environnement ; c’est un élément pédotrope, qui tend à s’associer à toute phase solide .
Le strontium 90
Le strontium 90 accompagne très souvent le césium 137 en cas d’accident de réacteur mais est
beaucoup moins important.
Il est peu volatile, donc transporté sur de courtes distances (quelques dizaines de kilomètres) en cas d’accident. .
Il est, comme l’iode 131, classé à forte radiotoxicité au groupe II du Tableau des radiotoxicités, alors que son fils l’yttrium 90 appartient au groupe III.
chez l’animal, il se répartit essentiellement dans le squelette, plus précisément dans la moelle osseuse.
Le ruthénium 106
Les émetteurs alpha artificiels : américium 241.
Les effets de la contamination

- Les expérimentations animales ont montré que le strontium 90 est susceptible d’induire des cancers osseux et des leucémies du fait de son ostéotropisme et de sa longue période radioactive.
-passage des radionucléides dans le lair Pour les femelles laitières en phase de lactation et de libre pâture avec une décroissance dans le temps  Délais d’apparition pour atteindre l’activité maximale (animaux en libre pâture ou en stabulation
Les transferts par inhalation pouvant être négligés, la nourriture avec des produits préalablement stockés évite les transferts pour les Animaux à l’auge
Pour tous les animaux en élevage « hors sol » (porcs, volailles, agneaux précoces d’hiver nourris avec des concentrés…), les transferts directs sont pratiquement inexistants car ils reçoivent quasi exclusivement des produits préalablement stockés. .
Mesures de maîtrise en élevage
En bas de contamination :
-couper les ventilations et fermer les bâtiments de stockage
-retarder la récolte de foin tout en élevant la hauteur de fauche
-séchage et déshydratation du foin
-si contamination très élevée : destruction par enfouissement sur place des animlaux contaminés
-travail du sol : labourer en profondeur et cultiver des plantes halophytes ou des légumineuses
-amendement des sols : apports potassiques (si contamination par le césium) et/ou apports de chaux (si contamination par le strontium)
-filtrer ou boucher les aérations des citernes et des châteaux d’eau
-débrancher les descentes de toitures alimentant les citernes en eau de pluie
-poursuivre l’irrigation si elle est indispensable à la survie de la culture (irrigation par apport direct ausol)
-abreuver le cheptel de préférence avec une eau issue des nappes phréatiques, sinon distribuer l’eau après l’avoir filtrée sur des couches de sol contenant de l’argile et des matières organiques
-Dépollution des pâtures et réhabilitation des sols
On pourra retirer la couche superficielle des terres et enfouir le dépôt superficiel à une profondeur de 50 cm (cependant si cette technique diminue bien l’exposition externe, prédominante les 1ères années,
elle est décevante pour limiter les transferts alimentaires) ; labourer en profondeur et cultiver des plantes halophytes (qui utilisent l’eau salée et prennent ainsi le césium du sol) ou des légumineuses(plantes où il existe dans l’absorption racinaire une compétition entre le potassium, le césium, lecalcium et le strontium).
Un apport de chaux diminue les transferts de strontium aux végétaux et des apports potassiques limitent les transferts de césium.
-utiliser les grains de céréales  comme aliment du bétail. Vue que  Les concentrations sont plus élevées dans les enveloppes (parties minéralisées)
-retarder  la récolte de foin tout en élevant la hauteur de fauche.
- Le séchage et la déshydratation du foin permettent une réduction du niveau d’iode 131 de plus de 90% en 26 jours (une attente d’un mois réduit la contamination du foin à 6% de la valeur initiale).
-Abattage des animaux fortement contaminés seront abattus et enfouis sur place, à un endroit soigneusement choisi de façon à éviter toute contamination par drainage, par exemple en terrain non inondable.
-La crémation n’est pas indiquée car elle remet la radioactivité en suspension dans l’air).
 Une fosse profonde d’au moins trois mètres devra être creusée ; les cadavres seront éventrés pour éviter qu’ils ne gonflent, et recouverts de chaux vive.
-Dans les régions maritimes, on pourra envisager une immersion en mer, qui doit se faire loin des côtes.
-La décontamination externe des animaux se fera par arrosage avec de l’eau tiède additionnée de détergents doux ; il faudra bien entendu drainer l’eau de lavage.
 Pour la décontamination interne, on administrera des laxatifs doux afin d’accélérer l’élimination des isotopes ingérés.
-détruire le lait sur place (élimination avec le fumier ou le lisier, plus aisé qu’à la laiterie),
 mettre en quarantaine les animaux destinés à la boucherie.
-l’identification et au marquage des animaux potentiellement contaminés (marque indélébile, visible et reconnaissable).
pour  L’eau d’abreuvement
La liste suivante énumère les possibilités, par ordre de risque de contamination croissant :
-eau de source
-eau de distribution ayant pour origine la nappe phréatique
-eau de distribution ayant pour origine les eaux de surface
-eau de mare
-eau de citerne sauf si elle a été recueillie avant l’arrivée de la contamination et protégée vis-à-vis de celle-ci (débrancher les dispositifs de collecte d’eau de toitures alimentant les citernes en eau de pluie)
-eau de pluie (toujours plus dangereuse en cas d’émission atmosphérique).
L’abreuvement du cheptel doit être effectué même si l’eau n’a pas l’origine souhaitée : dans ce cas on peut la filtrer avant distribution sur des couches de sol contenant suffisamment d’argile et de matières organiques, ce qui permet de réduire l’activité de façon sensible (un facteur 100 de réduction peut être attendu.


jeudi 7 mai 2015

CIGUATOXINES ET PRODUITS DE LA PECHE

Les ciguatoxines sont des toxines à l’origine de cigutera  qui est une Intoxication alimentaire lié à la consommation de poissons de récif rendus toxiques par la présence  de ces toxines .
Ce sont des Puissants neurotoxiques thermostables  donc elles ne sont détruites ni par la cuisson ni par la congélation des poissons.
 Le mode d'action principal de ces toxines est de type cholinergique.
Cette intoxication  se caractérise par un tableau clinique très diversifié, survenant dans les heures suivant la consommation de la chair de poisson et dont les éléments les plus constants et les plus typiques sont : vomissements, diarrhée, troubles de la sensibilité spontanés et exacerbés au contact du froid sous toutes ses formes, frilosité, démangeaisons, douleurs articulaires et musculaires, fatigabilité marquée, baisse de la tension artérielle, ralentissement et irrégularité du rythme cardiaque objectivables à l'électrocardiogramme, dilatation de la pupille .

Origine
La source initiale de production toxinique in situ est un dinotlagellé benthique de la famille des H eteraulacaceae, genre et espèce nouveaux, découvert aux îles Gambier : Gambierdiscus toxicus. Cette algue unicellulaire cosmopolite de faible endémisme en général, se met à proliférer en masse sur les substrats coralliens morts à la suite d'agressions dont sont sporadiquement victimes les écosystèmes récifaux.

 La quelle est ingéré par des des poissons herbivores  qui  accumule cette toxine dans les tissus (muscles, viscères)  et par la transférés dans les tissus des poissons ichtyophages .
 L'homme et les autres grands prédateurs terminent cette chaîne alimentaire
Des cas de ciguatera chez des femmes enceintes ont montré que les toxines passent la barrièretransplacentaire. Elles passent également dans le lait.
Plus de 425 espèces de poissons ont été associées à des cas de ciguatera.
La gamme des poissons potentiellement toxicophores est très large, couvrant de nombreuses espèces récifales,entrant normalement dans l'alimentation. Mais les
poissons chirurgiens (Acanthuridae ), les perroquets (Scaridae ), les lutjans (Lutjanidae ), loches et mérous (Serranidae ), becs de cane (Lethrinidae ), balistes (Balistidae ), murènes (Muraenidae ), carangues ( Carangidae), mulets (Mugilidae), tazars (Scombridae) et barracudas (Sphyraenidae) sont les plus souvent incriminés, avec une fréquence variant suivant les régions.

Classification des toxines
Lors de leur transfert dans la chaîne trophique, les toxines sont bio-accumulées du fait de leur grande stabilité chimique et ce processus s'accompagne également de leur biotransformation par des métabolismes oxydatifs dans le foie de poissons qui voient alors augmenter leur toxicité.
 A l’origine de l’élaboration de nombreuses toxines ciguatérigènes dont la majeure partie est constituée de ciguatoxines CTXs : ciguatoxine (CTX), scaritoxine (STX) et maitotoxine (MTX),

Ciguatoxine (CTX)
cette substance a été trouvée aussi dans les divers tissus de poissons aux habitudes alimentaires très diversifiées tels que des chirurgiens ou perroquets (herbivores microphages ), des loches, des mérous, deslutjans, des carangues, des dorades (carnivores ichtyophages) entre autres CTX est dotée de propriétésanti-cholinestérasiques in vitro.
En fait, comme beaucoup de lipides de faible poids moléculaire, CTX possède la propriété de se complexer spontanément à toutes les protéines en formant une liaison stable de nature physicochimique, n'ayant rien à voir avec une quelconque réaction antigène anticorps.
Scaritoxine (STX)
Elle est propre à la famille des Scaridae et on .la trouve essentiellement dans les tissus musculaires.
De nature lipidique comme CTX, STX s'en distingue seulement par certaines propriétés chromatographiques sur colonne et en couche mince de même que par sa labilité en milieu fortement alcalin.
 En revanche, STX et CTX ont des propriétés physiologiques pratiquement identiques tant sur animal entier que sur organes isolés ainsi que des pouvoirs anticholinestérasique
ichtyotoxique et hémolytique  très voisins. Mais STX se différencie de CTX
Plusieurs toxines sont impliquées dans l’étiologiede la ciguatera.
Les toxines type ciguatoxine (CTX)
Une vingtaine de ces toxines ont été isolées de différents poissons, de loches (Plectropomus leopardus et Epinephelus polyphekadion)  de poissons perroquets (Scarus gibus)  de barracudas (Sphyraena jello)  de murènes (Gymnothorax javanicus)
et d’autres.
Elle fait partie des plus puissantes toxines marines (sa DL50 - dose provoquant 50 % de mortalité – est de 0,45 μg/kg en injection intrapéritonéale ou par voie orale chez la souris
Chez l’homme, la dose moyenne, par voie orale, pour avoir 50 % de consommateurs malades est estimée à 2 ng/kg et la dose létale à 20 ng/kg (soit 1 millième de mg pour une personne de 50 kg).
Un autre type de ciguatoxine a été isolé de Caranx latus, un poisson pélagique souvent impliqué dansdes intoxications ciguatériques aux Caraïbes.
Les toxines type maïtotoxine (MTX)
Les maïtotoxines tiennent leur nom du poisson chirurgien Ctenochaetus striatus dont le nom
vernaculaire est maïto en Polynésie française
Plusieurs types ont été isolés de cultures de différentes souches de Gambierdiscus toxicus.
Les MTX sont plus toxiques que les CTX par voie intrapéritonéale chez la souris (DL50 de 0,13 μg/ kg) mais 100 fois moins toxiques par voie orale
La scaritoxine (STX)
La scaritoxine est un polyéther (moins polaire que la CTX) que l’on trouve principalement dans la chair de poissons perroquets (Scarus sp.) en même temps que la CTX.
L’acide okadaïque
L’acide okadaïque pourrait aussi jouer un rôle dans la ciguatera. Cette toxine polyéthérée,
qui a été préalablement isolée d’éponges Halichondria okadaï est biosynthétisée par un dinoflagellé Prorocentrum lima, que l’on trouve dans les mêmes biotopes coralliens que
G. toxicus.
Moyens  de maitrise
La réglementation européenne interdit la mise sur le marché de poissons contenant des ciguatoxines mais ne précise pas de seuil réglementaire.
Cette interdiction constitue le moyen principale de maitrise  de ces intoxications .


samedi 2 mai 2015

Aliments médicamenteux en alimentation animale

L’aliment médicamenteux :ce sont  les médicaments dont la dose journalière est contenue dans une quantité d’aliments correspondant au moins à la moitié de la ration alimentaire journalière des animaux traités et, dans le cas de ruminants, correspondant au moins à la moitié des besoins journaliers en aliments complémentaires non minéraux qui résulte du mélange d’un aliment avec une forme pharmaceutique dénommée le pré mélange et qui est utilisé à des fins préventives ou curatives pour lutter contre certaines maladies animales
 Ces aliments font  partie des moyens thérapeutiques dont dispose le vétérinaire pour traiter des animaux. donc Le diagnostic et la prescription vétérinaire doivent précéder toute commande d’aliments médicamenteux.
Sa fabrication, sa prescription (obligatoirement faite par un vétérinaire) et sa délivrance
doivent répondre à des normes strictes. Parfaitement adapté aux traitements de grands
effectifs pour lesquels il est impossible de mettre en oeuvre des traitements individuels,
Médicaments prescrits
La grande majorité des aliments médicamenteux pour animaux d’élevage contiennent des antimicrobiens ou des antiparasitaires.
Utilisation
 Les aliments médicamenteux sont généralement utilisés pour traiter des épizooties
affectant de vastes groupes d’animaux, en particulier les porcs et les volailles.
Il existe une corrélation claire entre le niveau des normes de fabrication et la qualité du
traitement par aliments médicamenteux.
Des normes élevées garantissent la  répartition homogène des médicaments dans les aliments, la compatibilité des médicaments avec les aliments et partant un bon dosage et un traitement efficace des animaux, ainsi qu’un faible transfert de médicaments dans les aliments des animaux non cibles.
 Des limites seront établies pour le transfert de médicaments vétérinaires dans les aliments pour animaux, sur la based’une évaluation des risques pour l’animal et l’homme compte tenu des différents types de substances actives.

Son utilisation doit respecter :
        la quantité distribuée
        la durée de traitement
        délai d’attente avant l’abattage des animaux.
·         la qualité du produit fini réponde aux critères les plus élevés
Exemple de calculs de rations
Calcul de la dose efficace :
Prenons l’exemple d’un lot de 1000 agneaux de 15 kg rentrant en atelier d’engraissement
Afin de prévenir la coccidiose, un aliment médicamenteux contenant des sulfamides est prescrit.
Cet aliment contient 2000 ppm de sulfadiméthoxine (soit 2000 mg sulfadiméthoxine par kilo d’aliment).
Sachant que la dose efficace de sulfadiméthoxine est de 60 mg/kg poids vif
Quelle quantité d’aliment doit être distribuée par jouraux agneaux ?
Réponse :
Dose de sulfadiméthoxine efficace paragneau : 60*15 = 900 mg
Quantité d’aliment correspondant à cettedose : 1*900/2000 = 0.45 kg soit 450 g d’aliment.
 Un agneau doit ingérer 450 g d’aliment par jour soit 450 kg doivent être distribués parjour pour les 1000 agneaux.
Risques en cas de non respect des régles d’utulisation
        Anibiorésistance :
la distribution d’aliments médicamenteux  à base d’antibiotiques à des animaux sains en dehors de tout contexte pathologique contribuerait à l’apparition d’antibiorésistance, c'est-à-dire à l’apparition et la sélection de bactéries résistantes à un antibiotique donné.
        Echec de traitement
Suite à l’administration d’aliment médicamenteux est due à sa composition et plus particulièrement à sa teneur insuffisante en prémélange médicamenteux.
 Les fabricants d’aliment, qui souhaitent réduire le coût de fabrication ont tendance
à sous doser l’aliment en prémélange.
        Des risques de résidus dans les productions ani males des animaux traités
La dose individuelle ingérée peut en effet être très éloignée de la posologie recommandée posant ainsi des problèmes de surdosage en principe actif pour les animaux et de résidus dans les denrées animales issues des animaux traités pour les consommateurs.
Le respect strict des temps d’attente prévus dans les dossiers d’AMM des prémélanges est une mesure indispensable pour assurer la sécurité du consommateur.
        Des risques de contamination croisée :

Un procédé de fabrication mal maîtrisé à l’usine ou un usage mal maîtrisé de l’aliment médicamenteux à la ferme pourrait être à l’origine de contaminations croisées (exemple dans le cas de fabrications de nombreux lots d’aliments médicamenteux différents sur une même journée ou d’équipements insuffisants sur la ferme).

vendredi 1 mai 2015

Dangers sanitaires de la viande chevaline

La valeur organoleptique et nutritionnelle de La viande chevaline liée d’une part  à la  saveur sucrée inimitable due à la présence de glycogène dans le muscle plus importante  Associé à une faible teneur  en graisses (moins de 5 % de lipides ,dont 60 % environ d’acides gras essentiels ou oméga 3 et 6).
 Et d’autre part son exceptionnelle teneur en fer (près de 4 mg de fer/100 g de viande) la faisait prescrire par les médecins du siècle dernier pour lutter contre l’état mélancolique et la fatigue chronique peut  la faire figurer  comme une  viande “diététique”.
Cependant cette viande peut présenter des dangers sanitaires pour l’homme si certaines  mesures ne sont pas prises
Ces dangers sont soit :
Des dangers Biologiques
Les bactéries 
 Qui sont soit à l’origine de zoonose  donc  transmise par l’animal viant mais également   par la manipulation et la consommation de viande chevaline contaminée :
Bacillus anthracis agent du  Charbon qui est  une maladie universellement répandue,
affectant de nombreuses espèces animales, mais surtout les mammifères herbivores, et transmissible à l’Homme.
Brucella abortus agent de la  Brucellose
Mycobacterium bovis M. tuberculosis ou M. avium Responsabls  de la Tuberculose*,
Pseudomonas mallei  agent de la Morve*
les salmonelles ont été identifiées comme affectant de manière particulière la viande de cheval. Le sérotype le plus fréquemment isolé chez les chevaux, quels que soient les pays, est Salmonella enterica subsp. Enterica Typhimurium.
Globalement, les surfaces de carcasses de chevaux semblent moins contaminées que celles des bovins, avec (respectivement pour la viande chevaline et la viande bovine) : 3,05 unités formant colonie (UFC)/cm2 et 3,97 UFC/cm2 pour la flore totale, 0,29 UFC/cm2 et 1,37 UFC/cm2 pour les entérobactéries, 1,11 UFC/cm2 et 2,31 UFC/cm2 pour les Pseudomonas

Les virus
Rhabdovirus responsable de la rage  peut constituer un danger execptionnellement
Rhabdovirus agent de la  Stomatite vésiculeuse  ce danger est  possible
Les parasites
Les trichines (genre Trichinella) sont des petits vers microscopiques.
La transmission du parasite dans la nature se fait habituellement chez les animaux carnivores, omnivores et charognards.
Le cheval est un hôte inhabituel des parasites du genre Trichinella dont les larves infestantes se situent dans les muscles.
 C’est à partir de 1975 que des épidémies humaines de trichinellose ou trichinose, dues à la consommation de viandes de cheval contaminées, ont été signalées
Habituellement, la transmission à l'homme s'effectue par la consommation de viande peu cuite de sanglier ou de porc provenant d'élevagesfamiliaux. Cependant, des  cas ont eu pour origine la consommation de viande de cheval infestée de larves de trichine.
Les dangers chimiques
Les dangers chimiques sont associés aux xénobiotiques des viandes qui comprennent :
- les contaminants de l'environnement, dont les métaux lourds et les substances pharmaco logiquement actives ou toxiques élaborées par les végétaux et les fongi ;
Pour les métaux lourds  c’est principalement le cadmium qui contamine la viande chevaline
Le cadmium (Cd2 + ) appartient au groupe IIb de laclassification périodique des éléments. Il a les particularités de pouvoir se lier avec les macromolécules de protéines, d'ADN et d'ARN ; de déplacer les ions Zn2 +
En santé publique les retentissements les plus importants sont :
- l'effet néphrotoxique se caractérisant par une néphropathie irréversible pouvant évoluer vers une insuffisance rénale ;
- l'effet sur le système cardio-vasculaire se caractérisant par une augmentation de la pression artérielle ;
- l'effet ostéotoxique ou syndrome de l'Itaï-Itai se  caractérisant par une insuffisance rénale associée à l'ostéoporose et à l'ostéomalacie.
- les contaminants constitués par les produits agrochimiques,les médicaments vétérinaires et les additifs.
Pour les résidus des médicaments   vétérinaires 
Les  résidus d'antibiotiques sont mis en évidence à partir d'échantillons de reins par une méthode de diffusion en gélose avec un ensemencement de Bacillus subtilis. Huit
échantillons sur 57 analysés se sont révélés positifs
Les résidus de la phénylbutazone
La Phénylbutazone est la molécule qui a été repoté comme médicament vétérinaire contaminant vue son usage chez le cheval
La phénylbutazone est un anti-inflammatoire peu onéreux et utilisé couramment pour
traiter la boiterie.
Cette substance est en revanche dangereuse pour l’humain. Chez l’enfant, la consommation de produits d’origine animale renfermant une quantité infime de phénylbutazone, ou de son métabolite, peut causer une anémie aplasique1.
 Ce risque justifie son interdiction permanente chez les animaux destinés à la boucherie.

La prévention et la maîtrise des dangers de la viande de cheval
Pour les dangers biologiques
Les actions à l'abattoir
le dépistage parmalléination des équidés infectés, l'abattage des chevaux morveux et la saisie totale des carcasses et abats.
Des mesures de protection sont également prises à l'importation avec les mesures de contrôle sanitaire des carcasses, et, pour les équidés importés vivants, la malléination obligatoire après le2 0 e jour suivant leur introduction sur le territoire du pays de destination .Dans le cadre de la prévention et de la maîtrise des salmonelles, une grande attention est portée lors du contrôle sanitaire ante et post-mortem. En effet, tous les signes cliniques d'affection digestive (diarrhée et coliques du cheval), et toutes les lésions d'entérite, de colite et de septicémie des carcasses pouvant suggérer une salmonellose équine conduit au retrait de la consommation humaine des carcasses et abats concernés.
Le dépistage s'effectue par la recherche de la trichine  dans les viandes lors de l'examen sanitaire à l'abattoir. La digestion d'un échantillon de viande dans une solution
chlorhydropepsique permet d'observer les larves, lorsqu'elles existent, dans le culot de sédimentation, à l'aide d'une loupe binoculaire.
Les actions au stade de la découpe, de la distribution et de la consommation
Ce sont les  bonnes pratiques hygiéniques, analyse des risques, points critiques pour leur maîtrise [hazard analysis and critical control points : HACCP]). Qui seront  applicables à la viande de cheval.
Pour les dangers  chimiques
Dans le cadre de la prévention du risque lié au cadmium, les actions de prévention et de maîtrise sont de façon générale les mesures de protection de l'environnement contre les déchets industriels et chimiques et, de façon plus spécifique, le retrait systématique de la consommation humaine du foie et des reins de chevaux de plus de deux ans originaires des régions dans lesquelles a été constatée la présence de métaux lourds dans l'envi

mardi 28 avril 2015

Les insectes comestibles une source de protéines pour l’homme

L’utilisation d’insectes est tout à fait envisageable en tant qu’aliments humains.
Cette  consommation remonte à la nuit des temps.
Après avoir disparu de l'alimentation humaine dans les pays industrialisés, l'entomophagie semble susciter à nouveau l’intérêt.
Par ailleurs, un intérêt croissant apparaît pour une meilleure connaissance des valeurs nutritives des insectes et autres invertébrés traditionnellement consommés dans les milieux tropicaux, tant latino-américains qu'africains et asiatiques
Espèces comestibles
Plus de 1 900 espèces d'insectes comestibles sont consommées dans le monde. Cependant, ce nombre augmente à mesure que les recherches prennent de l’ampleur.
Cependant, il existe peu de données sur les quantités d'insectes consommées dans le monde entier.
Les insectes consommés le plus couramment sont :
Les coléoptères (Coleoptera)
 ce groupe comprend environ 40 pour cent de toutes les espèces d’insectes connues
 Il existe une grande diversité de coléoptères comestibles, y compris les coléoptères aquatiques
Parmi eux :
les larves foreuses du bois
Les bousiers (larves et adultes).
Le coléoptère le plus communément consommé, et de loin, sous les tropiques est Rhynchophorus, le charancon du palmie.,
 les larves de coleopteres de la famille des Tenebrionidae, ou vers de farine telles que le ténébrion meunier (Tenebrio molitor), le petit tenebrion (Alphitobius diaperinus)
et le tenebrion géant (Zophobas morio),  sont aussi considerees particulierement adaptees a la consommation humaine et sont disponibles dans des boutiques d’alimentation spécialisées.
Lépidoptères (papillons)
les chenilles (Lepidoptera) (18 pour cent), Les papillons sont typiquement consommes au stade larvaire (c’est-a-dire sous forme de chenilles), mais les adultes (papillons, papillons de nuit) sont aussi consommes.
 D’autres chenilles sont aussi consommées, mais a plus petite echelle.

Hyménoptères (guêpes, abeilles et fourmis)
les abeilles, les guêpes et les fourmis (Hymenoptera) (14 pour cent).
Les fourmis sont des friandises tres recherchees dans de nombreuses régions du monde Les larves et les nymphes des formes reproductives (couvain royal), appelées aussi oeufs de fourmi, constituent un aliment apprecie en Asie.

Orthoptères (criquets, sauterelles et grillons)
Les sauterelles, les criquets et les grillons (Orthoptera) (13 pour cent),
Environ 80 espèces de sauterelles sont consommées dans le monde, et la grande majorité
des espèces de sauterelles est comestible.
La chapuline est probablement la sauterelle comestible la mieux connue Les chapulines occupent une place importante sur les petits marches locaux ainsi que dans les restaurants et sur les marchés d’exportation. Malgré la valeur nutritionnelle et culturelle des chapulines, des études récentes ont montre que ces sauterelles peuvent contenir des taux eleves et parfois dangereux vue la présence  de plomb
 les grillons Gryllus bimaculatus, Teleogryllus occipitalis et T. mitratus sont recoltes dans la nature et couramment consommes comme aliment.
De plus, la consommation du grillon a queue courte (Brachytrupes portentosus), qui a un corps de grandes dimensions et une grosse tète, est aussi tres appréciée

Les cigales, les chrysomèles et les cicadelles, les cochenilles et les hémiptères (Hemiptera) (10 pour cent),

Hétéroptères (punaises), sous-ordre des Hémiptères
Toutefois, les pentatomidés comestibles sont pour la plupart aquatiques.
 Le fameux caviar mexicain ahuahutle, est compose des oeufs de pas moins de sept especes5 d’hemipteres aquatiques (familles des Corixidae et des Notonectidae); ces insectes constituent depuis des siecles le soutien de l’elevage en milieu aquatique, ou aquaculture,
Isoptères (termites) (Isoptera) (3 pour cent)
Les especes de termites les plus communément consommées sont les espèces de grande
taille du genre Macrotermes.
 Les termites ailés émergent de trous prés de la termitiere, après la chute des premières pluies a la fin de la saison seche

Les libellules (Odonata) (3 pour cent)

 Les mouches(Diptera) (2 pour cent)

 Autres catégories (5 pour cent).


Avantages d’utilisation
·         Les insectes fournissent des protéines et des nutriments de haute qualité en comparaison avec la viande et les poissons. Ils sont particulièrement importants en tant que compléments alimentaires pour les enfants sous alimentés, car la plupart des espèces d'insectes sont riches en acidesgras (comparables au poisson). Ils sont également riches en fibres etoligo-éléments tels que le cuivre, le fer, le magnésium, le manganèse, le phosphore, le sélénium et le zinc.
·         Les insectes présentent un faible risque de transmission de maladies zoonotiques (maladies transmises des animaux aux humains) comme la grippe H1N1 (grippe aviaire) et l'ESB (maladie de la vache folle).
·         La valeur nutritionnelle des insectes dépend du stade de leur vie (stade métamorphique), de leur habitat et de leur alimentation. Toutefois, les besoins en aliments pour animaux sont moins faibles  en effet ,  il faut beaucoup plus de protéines végétales pour produire une quantité équivalentes de protéines animales.
·         Les insectes ont besoin de beaucoup moins d’aliments. Par exemple, la production de 1 kg de grillons vivants ne demande pas plus de 1,7 kg d’aliments. Ceci veut dire que les grillons sont deux fois plus efficaces dans la conversion des aliments que la volaille, au moins quatre fois plus que les porcs, et douze fois plus que les bovins Ceci est vraisemblablement du au fait que les insectes sont des animaux a sang froid et n’ont pas besoin d’aliments pour maintenir leur température.
·         L’utilisation des sous-produits organiques par les insectes commence par leur élevage sur déchets biologiques. Certaines espèces d’insectes telles que la mouche soldat noire (Hermetia illucens), la mouche domestique (Musca domestica) et le ver de farine, ou ténébrion meunier (Tenebrio molitor), sont très efficaces dans la bio conversion des déchets organiques.
·         Faible  Production d’ammoniaque et émissions de gaz à eff et de serre les insectes estimes valables pour la consommation humaine dans le monde occidental comprennent des espèces telles que le ver de farine, les grillons et les criquets qui peuvent être favorablement compares aux porcs et aux boeufs pour leurs emissions de GES (elles sont 100 fois plus basses)

·         Faible  Consommation d’eauLes estimations du volume d’eau requis pour produire un poids équivalent d’insectes comestibles ne sont pas disponibles mais pourraient être considérablement inférieures