L’évolution actuelle du mode de consommation des produits de
la mer vers des préparations de produits crus ou peu cuits, fumés, marinés,
salés tels que sushis, ceviches, rollmops, poissons fumés, augmente
l’exposition des consommateurs à
un risque de parasitose digestive, l’anisakidose et/ou
d’allergie.
des larves de
nkmatodes :
ce
sont ces larves qui correspondent le mieux a la notion populaire de
"ver".
Dans les muscles, ils se
prCsentent libres mais plus souvent enkystCs ; le
nombre d'espbces connues est de
l'ordre de 120, mais seul un tres
petit nombre de ces vers prksente un risque pour la santC publique. Parmi
ceux-ci, le plus important est
sans nu1 doute Anisakis simplex (= Anisakis marina). LYAnisakis peut
provoquer une maladie grave du
tractus gastro-intestinal, connue depuis 1967.
Dans le poisson vivant, les
larves dYAnisakis se rencontrent dans la cavitk abdominale ; la presence des
parasites dans les masses
musculaires est rare. Par contre, dbs la mort du poisson, il est constat6 une
migration vers les masses
musculaires ; c'est ainsi
qu'aprbs 24 heures 0,5 %
du
nombre des larves sont dBja
dans les muscles et aprbs 3 4
jours ; il y en a de 10
a 13,5 %.
Les larves dYAnisakisd, e couleur
blanchitre, ont une longueur de l'ordre de 10 ii 30 mm et un
diam6tre de
0,40 a 0,50 mm ; elles sont le plus souvent enroulCes en
spirale. Le cycle Bvolutif est fermC lors de
l'ingestion de poissons
infest& par un mammifere marin.
K
Anisakis spp, ver du hareng,
ver de morue, ver de baleine. Selon les espèces
et
les lieux de capture, de 15 à 100 % des poissons de mer sont parasités par les
larves d’anisakidés,
parfois
présentes en très grande quantité. Les céphalopodes présentent des taux
moindres, de 20 à 35 %.
L’homme
se contamine en consommant poissons ou céphalopodes crus ou insuffi samment
cuits.
Anisakis
est un NEMATODE genre
de nématodes
parasites, qui au cours de leur vie passent par
des poissons
et des mammifères marins. Ils peuvent infecter les êtres
humains et provoquent l'anisakiase. La consommation de poisson cru infecté par Anisakis
spp. peut provoquer une réaction avec un choc anaphylactique chez les personnes
sensibilisées dont l’organisme produit des immunoglobulines
E (IgE) spécifiques
Certains poissons ou céphalopodes (pieuvres, seiches,
calamars…) des mers tempérées et froides peuvent être contaminés par un parasite
(famille des Anisakidés) en se nourrissant de petits crustacés infestés.
Les parasites (larves d’Anisakidés de 1 à 6 cm de long)
sont retrouvés dans la cavité abdominale, les viscères et/ou les tissus
musculaires sous forme de vers.
Les espèces concernées
De nombreuses espèces de poissons de mer,
d’eaux saumâtres, les poissons migrateurs amphihalins2 et les céphalopodes
comestibles (pieuvres, seiches, calamars…) sont susceptibles d’héberger de tels
parasites dans tous les océans et mers du monde.
On considère à ce jour que les poissons
d’élevage dont l’alimentation est maîtrisée3 n'hébergent pas ce
type de parasites. Néanmoins, une évaluation scientifique sur ce point a été
demandée à l’AFSSA4.
Les produits de la pêche consommés crus ou pratiquement
crus (rapidement pochés, grillés superficiellement…) ;
Les produits de la pêche ayant subi un traitement de
fumage à froid au cours duquel la température interne du produit ne dépasse pas
60°C pour les espèces hareng, maquereau, sprat, saumon sauvage… ;
Les produits de la pêche marinés et/ou salés si le
traitement est insuffisant pour détruire les larves (exemple des marinades, du
salage à faible concentration de sel).
Les effets sur la santé
La consommation de produits à risque
parasités expose le consommateur aux risques :
de parasitoses digestives dues à la
migration de larves vivantes ; d’allergies : certains composants des larves ont
un pouvoir allergène pour les personnes sensibilisées.
La maladie proprement dite peut se
manifester quelques heures à quelques jours après l’ingestion du produit
parasité. Les principaux symptômes
développés par l’homme suite à l’ingestion
de ces larves vivantes sont des
formes digestives (douleurs
gastro-intestinales parfois accompagnées de
vomissements et d’hémorragies digestives,
troubles du transit, occlusion,
perforation) et/ou des troubles
Quels sont les moyens de maîtrise ?
Deux types de mesures, simples et
complémentaires, existent :
Üune première mesure
permet de réduire le risque de parasitose : l’éviscération
pratiquée dès la capture du poisson ou du
céphalopode associée au respect
de la chaîne du froid. Elle limite la
migration des larves dans la chair et par
conséquent la présence d’allergènes ;
Üun second type de
mesures permet de détruire les larves d’Anisakidés, sensibles à
la chaleur et au froid, à condition de
respecter les traitements assainissants suivants :
congélation à coeur à une température
inférieure ou égale à -20°C pendant
au moins 24 heures ;
cuisson à coeur (1 minute à 60°C ou pour une
cuisson au micro-ondes
1 minute à 70°C) => la chair ne doit pas
être rose à l’arête ;
fumage à chaud (température supérieure à
60°C) ;
marinage et/ou salage suivant des procédés
traditionnels5.
Elimination des
poissons
visiblement parasites
Larves tuees par le
traitementde
Sterilisation
maitrise assuree par :
Congelation des poissons
(≥ 24 h a ≤ - 20° C a coeur
(poissons sauvages
destines a etre manges
crus ou partiellement
cuits1)
L'homme se contamine par
ingestion de poisson parasit6 par des larves vivantes d'hisakis. Dans le
poisson
vivant et dans le poisson trbs
fi-ais, les larves sont 1ocalisCes dans la cavitC abdominale ainsi que sur les
viscbres abdominaux ; on les rencontre
fi-equernment dans I'espace situC entre les deux gonades.
Aprbs la inort du poisson, les
larves ont tendance A
migrer
dans les masses musculaires et les chances de
trouver celles-ci dans la chair
du poisson augmentent avec le temps. Les risques d'infestation augmentent
donc pour les poissons non
CviscCrCs, avec le temps CcoulC depuis la capture.
Les Anisakis larvaires se
prksentent sous forme de fins filaments blanchiitres d'une vingtaine de
millimbtres
de longueur, enroulCs en spirale.
La prCparation et les traitements
industriels influent Cgalement sur les risques d'infestation :
- la consommation du poisson A 1'Ctat cru est
Cvidernment un facteur favorisant (cuisine exotique). La
cuisson n'est efficace que si la
tempkrature atteint 60" C ;
les
poissons rapidement pochCs ou
superficiellement grillCs
pourraient encore hCberger des larves vivantes,
- l'addition de vinaigre, comme dans les
marinades, ne tue pratiquement pas les larves,
- le salage ne dCtruit pas
systCmatiquement les larves dYAnisakis ; seul un salage A forte concentration de
sel
et s'Ctendant sur plusieurs jours
est susceptible d'assainir les harengs parasitks (20" BaumC pendant 10
jours),
- le fumage n'est suffisant que s'il est
pratiquC B chaud (60" C) ou s'il porte sur du poisson fortement
salC,
- la congClation ne constitue une sCcuritC
que si elle est pratiquCe A - 20"
pendant 24 heures,
- les conserves de poissons, stCrilisCes,
prCsentent Cvidemment une sCcurit6 totale.
D'une manibre generale, quel que
soit le traitement auquel sont soumis les poissons, il est nCcessaire que
celui-ci soit suffisant pour
assurer la destruction des parasites : il a en effet CtC dCmontrC que les
larves
d'Anisakis ne sont tu6es par le
suc gastrique A 37" C qu'aprbs 10 jours.

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