La consommation de poisson est souvent mise en cause lors de
l'apparition de désordres digestifs ou de troubles plus généraux survenant à la
suite d'un repas.
Les produits de la
pêche sont apriori pointé du
doigt plus fréquemment qu'un plat è base
de viande.
En effet plusieurs
processus pathologiques: l'anaphylaxie,
l'intolérance digestive, l'intoxination (de type ciguatera,
tétrodo-intoxication ou intoxication histaminique) et les maladies alimentaires
microbiennes peuvent être en relation
avec cette consommation
parmi eux l'intoxication par l’histamine qui est une affection d'origine alimentaire qui fait suite à l'ingestion de poissons marins
appartenant à différentes familles de Téléostéens présentant des concentrations
musculaires élevées en histamine en relation avec la présence en excès de bactéries
dites "histaminogènes".
·
L’histamine qui est
la principale amine biogène responsable du syndrome qui rappelle nettement une
réaction de type allergique. résulte de
l'activité d'enzymes bactériennes. Des
espèces bactériennes peuvent produire l'histidinedécarboxylaseen grande
quantité
Parallèlement, il existe quelques espèces faibles
productrices d'histamine et des bactéries
potentiellement productrices d'histamine.
ce sont notamment des Entérobactéries. Clostridies
perfringens et certains lactobacilles.
·
Les principaux symptômes
observés sont liés à l’effet vasodilatateur de l’histamine.
·
Les poissons
responsables d'intoxication histaminique appartiennent à plusieurs espèces
marines qui présentent des caractéristiques biologiques variées (habitat, mœurs,
répartition géographique) mais quelques caractéristiques biochimiques communes.
Essentiellement
les poissons qui contiennent des taux d’histidine naturellement
élevés, notamment les scombridés et certains clupéidés(hareng, sardine,
anchois, mahi-mahi).
Le thon est le
plus impliqué dans les intoxications histaminiques. Viennent ensuite, à un
degré moindre, le hareng, la sardine, le maquereau…
Vu que La famille
des Scornbridés fournit les représentants les plus fréquemment
incriminés dans cette intoxication qui est pour cette raison aussi dénommée scornbrotoxisme,
ou 'scombroid fish poisoning' en anglais.
·
Selon La réglementation
(Règlement communautaire (2073/2005)) fixe les règles sanitaires
concernant les critères microbiologiques applicables aux
denrées alimentaires.
Neuf échantillons sont prélevés sur chaque lot :
• la teneur moyenne ne doit pas dépasser 100 mg.kg-1 ;
• deux échantillons peuvent dépasser 100 mg.kg-1 sans
atteindre 200 mg.kg-1 ;
• aucun échantillon ne doit dépasser 200 mg.kg-1.
Ces limites s’appliquent seulement aux poissons des
familles suivantes :
• scombridés : thons, maquereaux, bonites… ;
• clupéidés : harengs, sardines… ;
• engraulidés : anchois ;
• coryphaenidés : coryphènes ;
• pomatomidae ;
• scomberesocidae.
Toutefois, les poissons de ces familles qui ont subi un
traitement de maturation enzymatique dans la saumure peuvent avoir des teneurs
en histamine plus élevées mais ne dépassant pas le double des valeurs indiquées
ci-dessus.
·
La maitrise sanitaire de
ce danger biologique est fondée sur
le respect des règles d'hygiène élémentaires, notamment d'une constante
réfrigération des poissons jusqu'à leur consommation à l'état frais ou leurs transformations
en conserverie.
·
d’autres aliments
sont riches en histamine ou considérés comme aliments
histamino-libérateurs :
Parmi les eux le chocolat, certains produits alimentaires
fermentés (vin, bière, choucroute), les gibiers faisandés et certains fromages
(roquefort, gruyère, cheddar, gouda, édam, emmental). les fruits (la
tomate, la fraise, l’ananas, la banane, les agrumes), les légumes (tomate,
pois), des légumineuses dont les arachides, les l’oeuf, , et la tartrazine
Pour les fromages,
la grande variabilité dans les teneurs en amines dépend de nombreux
facteurs : les caractéristiques biochimiques, la
composition des communautés microbiennes
des laits et des ferments puis leur dynamique en cours
d’affinage ou la durée de l’affinage

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